vendredi 30 décembre 2011

Qu'est-ce qu'être matérialiste?


Lorsque je me déclare philosophe matérialiste, je ne dois jamais oublier qu'il y a beaucoup plus d'énergie sous tension dans l'univers que de matière stable ou inerte. La physique moderne nous enseigne la rareté de la matière, qui n'est qu'un court moment d'équilibre de l’énergie. Les Futuristes italiens, quoiqu'on puisse penser par ailleurs des positions d'extrême droite de plusieurs d'entre eux, et notamment de Marinetti, l'avaient bien compris. Ils valorisaient le mouvement, et même la vitesse, et l'énergie.
Tout est en mouvement, instable, éphémère, tout est énergie cosmique. Cela vaut pour la vie, comme pour l'art,comme pour la philosophie. En ce sens, l'esthétique quantitative dont je souligne l'importance actuelle résulte d'un constat fondamental. D'ou l'importance aussi, en contre-point, de l'arrêt sur image.

dimanche 25 décembre 2011

Peut-on être un artiste situationniste?

Le masque, peinture acrylique sur toile, 2007.

Guy Debord est incontestablement l'un des penseurs importants du XXe siècle. Il a su formuler une critique radicale de notre société de consommation dans laquelle toute réalité est devenue marchandise, où toute critique est insidieusement récupérable. La réalité s'évapore dans les filets d'une manipulation cynique des grands marchands. Nous sommes donc immergés dans une aliénation sans fond. La seule réaction pensable qui s'offre à nous est alors celle d'un ressourcement de l'expérience existentielle dans une situation réelle. Voilà le fondement quasi métaphysique ou ontologique du situationnisme. Et cette tentative de retour à l'expérience de situations réelles paraît si inaccessible ou si fugace que le situationnisme, dans sa critique radicale, aboutit à un cul de sac sans espoir de retour. Il n'est plus même possible de produire une image ou un film de plus dans cette "société du spectacle". La seule issue est le suicide, celui dont Guy Debord nous a donné lui-même l'exemple. Et Jean Baudrillard, disciple du situationnisme à partir de sa publication du "Système des objets" et de "La société de consommation", suivant la pente fatale de cette logique, a lui-même abouti à un extrémisme critique aussi séduisant et brillant qu'intenable et finalement outré.
Remettons les étapes de la pensée occidentale en perspective. Jusqu'au Moyen-âge compris, le monde a d'abord été interprété dans une pensée et un langage symboliques, comme une création satellite d'une réalité supérieure magique, religieuse ou idéaliste (Platon). La réalité que nous connaissons est un artefact magique ou divin dans lequel nous sommes pris, mais nous savons qu'il y a ailleurs, au-dessus ou plus mystérieusement à l'intérieur de cette apparence, de ce simulacre, une réalité plus réelle, créatrice, à laquelle nous devons davantage nous référer pour comprendre le sens de l'existence et y agir supérieurement. Bref, la réalité que nous connaissons sensoriellement n'est pas ontologiquement réelle. Notre relation à elle est en fait celle d'un lien symbolique que nous tissons avec les esprits, les dieux, les idées ou Dieu.
C'est seulement à partir de la Renaissance que nous construisons pas à pas la croyance dans la réalité d'ici-bas. Nous en inventons la représentation perspective (géométrie euclidienne), la couleur locale, la figuration ressemblante; nous y mettons de la profondeur, du détail et des ombres; son image devient "vériste". Nous inventons la science d'observation, de mesure et d'expérimentation, nous devenons matérialistes et athées. Pendant cinq siècles, nous élaborons laborieusement ce réalisme vériste par rapport auquel Guy Debord va établir sa référence situationniste nostalgique et la critique de l'évaporation marchande.
Avec le recul, nous comprenons que le situationnisme a eu la vue courte. Il n'a pas pris en compte l'histoire du réalisme, qui n'est finalement qu'une interprétation du monde, et qui n'a duré que cinq siècles, qu'une idéologie qui a remplacé le symbolisme et la religion. Ses vertus ont été indéniables, mais son ontologie est toute relative, comme le soulignait déjà Kant et comme l'ont démontré les phénoménologues. On ne saurait opposer l'absolu de l'expérience ou de situations à l'aliénation marchande. Le situationnisme a eu la vue courte aussi parce qu'il n'a pas pris en compte la dématérialisation de la réalité par la technoscience même qui en est issue.
En fait, ce n'est pas seulement l'aliénation marchande qui a détruit cette réalité épaisse, dense et obscure dont Guy Deboord ne veut plus se passer, et qu'il survalorise. C'est surtout la technoscience qui a dématérialisé ce réalisme inventé à la Renaissance. Elle en a montré l'illusion sensorielle, explorant les lois de l'atome, de l'énergie, de la biologie moléculaire et génétique, en construisant la physique relativiste, puis quantique, et aujourd'hui nanotechnologique. De cette mise en abîme incontournable de la réalité par la science moderne, Guy Debord ne semble pas conscient. Sa pensée est politique seulement.
Du coup, la critique radicale de Debord devient un moment comme un autre de l'histoire des idées, qui a contribué certes à fonder le nihilisme postmoderne, mais qui n'a rien de définitif.
Et quant à la critique de Baudrillard, elle s'embarrasse et se perd dans les entrelacs de son propre langage obsessivement dénonciateur. Par ses inlassables répétitions, souvent incantatoires, par ses basculements dans le catastrophisme fataliste, par ses métaphores de cannibalisme médiatique de la réalité (l'ogrisme des médias), il a fait mouche délicieusement aux yeux du lecteur, mais il a perdu sa crédibilité dans un vertige ontologique qui rappelle les pires moments de la dramaturgie biblique. J'ai d'abord lu Baudrillard avec fascination, puis avec désespoir, puis avec irritation, et je le lis maintenant comme un délice empoisonné.
J'ai moi-même, comme chacun, ma façon de voir le monde, à coup sur déterminée par l'actualité et par une biographie. Dans ma vision matérialiste athée, j'ai développé une relation animale et panthéiste à la nature. J'en suis et j'en jouis. J'en souffre aussi. Et cela compte. Car la seule réalité que nul ne peut mettre en doute, c'est celle de l'exploitation, du cynisme, de l'injustice dont des milliards d'êtres humains sont victimes, du fait de la nature ou du comportement d'autres humains. La souffrance humaine - animale aussi - est une réalité indéniable. Et cette réalité s'objecte à tout négativisme. Elle n'est pas de l'ordre des simulacres que dénoncent Debord et Baudrillard. Elle a force ontologique. Elle nous impose la résistance du réel, une tension existentielle dialectique et concrète; elle nous oblige à la dénonciation, à la lutte. Elle fonde l'absolu de l'éthique planétaire, celle du respect universel des droits humains élémentaires.
L'éthique planétaire est une indéniable pierre de fondation, émotive, sentimentale, certes. Ingénue, utopique sans doute aussi. Mais la seule réalité que je ne saurais mettre en doute sans un cynisme qui me serait intolérable.
Cela dit, qui était nécessaire pour nous comprendre, je reviens à ma question. Peut-on être un artiste situationniste? Peut-on ajouter des images à l'inflation d'images de la société du spectacle et de l'écran? Peut-on créer des images critiques qui ne seront pas récupérées et désactivées par le système marchand que Debord a démonisé? J'ai d'abord cru que non. Dans les années 70, j'ai participé au déconstructivisme de l'image, comme les artistes de BMPT et de Support Surface, dans la foulée de mai 68. C'était un geste scolastique par rapport à l'art. Et j'ai dénoncé les musées et les galeries, et préféré la performance à l'objet d'art. Puis je suis passé de ce geste pictural à une dénonciation sociale. J'ai inscrit cette critique dans les fondements de l'art sociologique.
Aujourd'hui, le contexte idéologique a évolué. Moi aussi. Je ne démonise plus les musées ni le système marchand de l'art. Ses excès peuvent m'exaspérer, mais ils ne changeront pas un atome de ma production artistique, ni ne remettent en question fondamentalement le rôle des musées et des galeries, sauf à lui préférer le système religieux de jadis ou dictatorial du fascisme. Et je crois plus que jamais, envers et contre tout, que l'art est un langage visuel qu'il faut construire pour interpréter le monde. Je suis convaincu que l'art contribue fondamentalement non seulement à interpréter le monde, mais aussi à le dénoncer et à le changer. Je ne jetterai donc pas le marteau parce qu'il se vend dans une quincaillerie, ni parce qu'il peut être dans de mauvaises mains. Je ne dénoncerai pas le tableau parce qu'il faut acheter la toile ou parce que le musée et la galerie sont des médias institutionnels ou marchands. Comme de tout, c'est l'usage qu'on en fait qui lui donne son sens. N'accusons pas le marteau, ni le pinceau, ni la quincaillerie, ni la galerie, ni le musée d'art contemporain.
En fait, l'art fait rarement le mal. Lorsqu'il est fort, il est difficilement récupérable. Et il peut questionner, déconstruire et reconstruire. Il peut, par son esthétique interrogative, créer de la conscience. Il peut s'opposer à la religion économique et financière du monde que nous subissons aujourd'hui, comme il a pu s'opposer à la guerre, à l'Eglise, à l'idéologie bourgeoise, au fascisme. Refuser l'image serait une posture religieuse - celle de l'islam -, ou un abandon dans la lutte contre le scandale du monde. Parce qu'il y a des langages fascistes, racistes, pervers, dois-je renoncer au langage pour dénoncer ces violences et laisser toute la place à ceux qui en abusent?
Je crois au contraire qu'il faut prendre la parole et le pinceau et l'ordinateur pour dénoncer la société du spectacle marchand, la société de l'écran qui cannibalise la réalité, la société de la religion financière qui nous opprime. Et reconnaître aussi les vertus réelles du commerce et des médias, sans attitude binaire caricaturale. La critique situationniste a la séduction des prises de position radicales, mais le monde est plus complexe, multiple, divers et changeant qu'elle ne l'admet. Tout radicalisme est aussi un réductionnisme abusif, invivable et finalement une faute de l'esprit, sauf lorsqu'il se lève contre le mal absolu. Et il peut devenir une oppression en soi. Je préfère ma liberté libertaire et les risques de tout engagement dans les situations réelles (donc contradictoires, discutables, limites, détestables ou attirantes, aliénantes).
Paradoxalement, le situationnisme a été un purisme, c'est-à-dire un irréalisme, le rêve nostalgique d'une réalité qui n'a jamais existé, sauf pour les âmes candides. C'est pour cela qu'on l'aimait et qu'on l'aime encore. Il est intéressant de voir où mènent des logiques de pensée radicales. Guy Debord et Jean Baudrillard nous en ont donné un exemple magnifique.

vendredi 23 décembre 2011

L'art change le monde


L'art ne fait pas le mal. Jamais. Le bien? Souvent. L'art change le monde.

images numériques


Les images numériques sont iconiques aussi. Elles peuvent être sonores sont sans bande son, cinétiques sans dispositif de mouvement, interactives mentalement et sensuellement, les mains sur le clavier. Elles peuvent twitter en ligne.

dimanche 27 novembre 2011

L'art est une drogue socialement acceptable




J'ai souvent souligné que l'art est un outil de connaissance.
Mais comme la magie et la religion, l'art est aussi une drogue. Une drogue dure ou douce, mais qui crée une dépendance. Une drogue socialement acceptable et même qui a toujours eu une fonction sociale majeure. Car l'art nous permet dans la sorcellerie de communiquer avec le monde des esprits auquel nous sommes soumis. Dans la religion il nous appelle vers l'au-delà divin. Sous l'emprise du capitalisme, il devient une marchandise, mais aussi un symbole de légitimité spirituelle de la richesse financière. Et aujourd'hui il prend la relève de la magie et de la religion. Freud en soulignait le pouvoir de sublimation de notre énergie sexuelle et l'effet léger de narcose qu'il peut induire.
L'art nous a toujours donné et continue à nous donner d'immenses illusions, comme les drogues. Nous ne saurions en refuser le plaisir. Nous en recherchons l'excitation. Cela augmente son pouvoir de changer le monde.

vendredi 25 novembre 2011

Niki de Saint-Phalle


Je pense à Niki de Saint-Phalle, une immense artiste! Admirable. J'avais fait sa connaissance personnellement en 1972 à Soisy-sur-École, un petit village près de Paris où elle s'était installée avec Jean Tinguely dans l'ancienne Auberge du cheval blanc. Je n'ai pas oublié l'ambiance de la grande salle, le désordre dedans et dehors dans la cour, les miettes de pain demeurées sur la grande table de ferme, et qu'elle envoya parterre d'un revers de main énergique, lorsque nous nous y assîmes. Elle était d'apparence frêle, mais incroyablement forte, volontariste, mais sans prétention à s'imposer. Féministe hypersensible, obsédée de vie; surmontant sa tristesse intérieure, elle a sculpté et peint ses Nanas comme des icônes joyeuses de la femme. Emblématique des quêtes de son époque. Je n'ai pas rencontré dans ma vie beaucoup d'artistes qui m'ait tant impressionné.

mercredi 23 novembre 2011

Mi amigo Norberto Griffa


Se publico lo siguiente cuando fallecio Norberto Griffa:
El director del Departamento de Arte y Cultura de la Universidad Nacional de Tres de Febrero (UNTREF), Norberto Griffa, falleció hoy a los 70 años, según informaron desde la institución que "lo despide con profundo pesar y agradecimiento por la labor realizada en pos del arte y la cultura en nuestro país".

Abogado de la Universidad de Buenos Aires y especialista en temas de filosofía, Griffa publicó numerosos trabajos en la temática. A partir de 1990 coordinó proyectos de creación de carreras que se encontraban en la intersección del arte, la ciencia y la tecnología a nivel terciario y, en 1999, lideró la creación de la Licenciatura en Artes Electrónicas de la UNTREF, que dirigió desde la fecha de su creación, en el 2000.

En la UNTREF ocupaba hasta el día de hoy el cargo de director del Departamento de Arte y Cultura y el de director académico de la Cátedra UNESCO de Turismo Cultural UNTREF/AAMNBA (Asociación Amigos del Museo Nacional de Bellas Artes).

Aníbal Jozami, rector de la UNTREF se refirió a Griffa como un ejemplo por el entusiasmo, la honestidad intelectual y creatividad con la que se desempeñó hasta el último día.

Deseo decir que el fue un amigo entrañable para mi. Yo lo amaba y respectaba mucho por sus virtudes de pensador y de persona humana. El ha tenido un papel espetacular en el desarrollo del departamento de arte y cultura de la UNTREF y lo ha consolidado hasta el ultimo dia. Teniamos junctos el proyecto de un seminario sobre el futoro del arte y las bellas artes digitales.
La muerte de Norberto Griffa significa para mi y muchos otros artistas, pensadores y estudiantes de multimedia una pérdida y una tisteza inmensas.
Asi encontramos la muerte en el camino del arte de manana. No debemos olvidar a Norberto.

lundi 21 novembre 2011

l'avenir des beaux-arts numériques


L'idée fait son chemin. La reconnaissance des beaux-arts numériques se confirme.

samedi 19 novembre 2011

Le numérique iconique


L'essence de l'art est son pouvoir iconique.

dimanche 13 novembre 2011

Art sociologique à Amsterdam


Création quotidienne pendant une semaine d'une page d'information sur leur quartier par les habitants du Jordaan dans le quotidien Het Parool, avec un collectif hollandais et le soutien de la Fondation De Appel, 1978.

samedi 12 novembre 2011

Art sociologique à Amsterdam


En 1998, avec le soutien de la Fondation De Appel, et un collectif hollandais, "Jordaaners, Maak uw krant!". Autogestion pendant une semaine d'une page quotidienne d'information locale par les habitants du quartier De Jordaan. Le journal comme medium artistique pour une démarche interrogative.

mardi 8 novembre 2011

art sociologique à Amsterdam


Autogestion par les Jordaaners d'une page par jour pendant une semaine dans le journal Het Parool, avec un collectif hollandais et le soutien de la Fondation De Appel, 1978.

lundi 7 novembre 2011

Museo de arte moderno de Mexico


Transformation de la façade du musée pour l'Evento social imaginario La calle Adonde llega?, 1983.

dimanche 6 novembre 2011

Le progrès en art

Le progrès en art n'existe pas. Cela ne veut pas dire que l'art ne peut pas peindre le progrès et le questionner sous l'oeil ironique de l'éléphant bleu.
Peinture acrylique sur toile, 2000.

vendredi 4 novembre 2011

TWEET ART. A new dynamic in art creation and communication


TWEET ART. A new dynamic in art creation and communication

We have known the Correspondence School of Art of Ray Johnson, the postal art, the pills from the Fischer Pharmacy Inc., the artist’s stamps, graffiti and posters on the walls, imaginary signalizations in the streets, tags, and now we try a new way: the tweet art on the web and in the social media. Not limiting us to 140 characters or SMS, we create and diffuse small images, provocative icons and pictograms, which may question art, politics and ethics. Of course, as one may say: l tweet, therefore l am, giving echo to the euphoric tweet of the birds who enjoy life and son. There may be a joyful entertainment with tweet art. But we may also consider it as a new step in sociological art, with its critic attitude and interrogative aesthetics*.

*Art and marginal communication, Balland, Paris, 1974

jeudi 3 novembre 2011

L'art postal aujourd'hui en ligne


En reprenant la pratique de l'art postal des années 1970 aujourd'hui avec l'internet, il est possible de rejoindre un public beaucoup plus large que le micro-milieu artistique d'autrefois. C'est ce que je tente aussi avec le tweet art sur twitter.

mercredi 2 novembre 2011

Hygiène de l'art: la déchirure


Exposition d'oeuvres d'art déchirées présentées sous sachets plastiques hygiéniques, 1971-1974

mardi 1 novembre 2011

Ton monument imaginaire


Art sociologique à Mexico.
"Dessine le monument imaginaire que tu voudrais voir ériger dans ton quartier". Evento social imaginario, La calle Adonde llega? 1983

lundi 31 octobre 2011

Un musée d'art moderne devenu populaire


Le musée d'art moderne de Mexico en 1983 lors de l'evento social imaginario. C'est le peuple de la rue qui y entre cette fois, qui s'y exprime sur les cimaises, qui s'y sent chez lui et y revient chaque jour.

jeudi 27 octobre 2011

Il n'y a pas de progrès en art


Signalisation imaginaire à Montauban, France, en 1982

mercredi 26 octobre 2011

beaux-arts numériques


"La planète verte". Peinture numérique sur écran cathodique, 2011.

mardi 25 octobre 2011

La déchirure des oeuvres d'art


Hygiène de l'art, campagne prophylactique, 1971-1974. Plus de 300 artistes m'ont envoyé une oeuvre à déchirer et exposer sous sachet plastique hygiénique.

lundi 24 octobre 2011

La parole de l'artiste


L'artiste peut-être autiste. Je n'en connais pas dans l'histoire de l'art - sauf erreur. Il peut être timide, introverti, ou silencieux par stratégie. Mais qu'il soit autiste,introverti ou astucieux stratège, il est un créateur, donc il pense. Qui prétendra le contraire? Et dès lors, il est libre de choisir la parole ou le silence. L'artiste-philosophe est un artiste qui lie l'art et la parole, qui crée et qui parle. C'est un choix de posture publique, à contre-courant de l'idéologie dominante des étiquettes discriminatoires. Un choix qui ne garantit aucunement qu'il soit intéressant.
Hervé Fischer au Museo Nacional de Bellas Artes de Neuquen, Argentine, 2009. Exposition de peintures acryliques sur toile "El universo financiero".

vendredi 21 octobre 2011

Hygiène de l'art


La déchirure des oeuvres d'art, expositions sous sachets plastiques, 1974, collection du Musée national d'art moderne, Centre Pompidou.

samedi 15 octobre 2011

Museo de arte moderno, Mexico, La calle


1982. Evento social imaginario "La calle Adonde llega?"

mercredi 12 octobre 2011

Les arts scientifiques


Ils contribuent aux débats sociaux sur la science et donc sur notre avenir. Ils sont interrogatifs.

mardi 13 septembre 2011

Le papillon numérique


Je l'ai donc trouvé près des chutes d'Iguazu, où il est commun et peu farouche. Il est longuement resté sur ma main. De quelle planète s'est-il échappé? Ou bien porte-t-il son adresse postale sur les ailes? 88, chute d'Iguazu, ARGENTINE. Peut-être est-il le papillon timbre poste - oblitéré - des Guarani.

mercredi 31 août 2011

Le livre est un ruisseau d'art



Une exposition organisée par Béatrice et Bernard Immel dans le village français de Cornilhac-Corbières. Un excellent catalogue.
www.artdansleruisseau.com
à ne pas manquer.

mercredi 27 juillet 2011

Peintures ADN


Peintures acryliques sur toile 2000. Variations sur le code à quatre lettres de l'ADN.

mardi 26 juillet 2011

Codes à deux et à quatre variables


Le code binaire de l'informatique passe à quatre variables, a, c, g, t dans la construction de l'ADN.
Y a-t-il des codes à cinq, six ou plus de variables? La physique quantique nous engage dans cette voie. L'artiste peut se donner le droit d'en inventer. Il peut aussi célébrer la divergence: par exemple l’évènement d'un troisième variable dans un code binaire.
Peintures acryliques sur toile de 1999 et 2000 dans mon exposition à la Pinacoteca de Concepcion, Chili, en 2006.

lundi 25 juillet 2011

L'importance des arts scientifiques


Impressionnisme et lois de Chevreul sur la couleur, surréalisme et psychanalyse, art sociologique, art conceptuel et linguistique, bioart, écorché, manipulations génétiques, chimères, hybridations, exploration de la matière, de la lumière, du magnétisme, de la chimie, de la mémoire des métaux, de l'espace, de la météorologie, des mathématiques, de la programmation informatique, des nanotechnologies, des lois du chaos: autant de démarches qui relèvent d'une importante tendance de l'art qu'il faut bien nommer "les arts scientifiques". Il ne faut pas s'en surprendre étant donné l'accélération actuelle de la recherche technoscientifique, qui est devenue une part centrale de notre cosmogonie et de notre culture. Léonard de Vinci avait déjà été fasciné par la technique et la science qui ont été au coeur du mouvement d'idées de la Renaissance.
J'en ai parlé longuement dans "La société sur le divan" (vlb 2008), puis dans "L'avenir de l'art" (vlb, 2010). Ce type de création, qui explore les structures et les lois de la nature, mais qui contribue aussi aux débats sociaux sur les enjeux actuels de la technoscience, ne fait que commencer.Il s'aventure parfois dans des démarches extrêmes.

dimanche 24 juillet 2011

Codes-barres emblématiques de nos sociétés


Peintures acryliques sur toile de 1999 et 2000. Exposition à la Pinacoteca de Concepcion, Chili.

samedi 23 juillet 2011

Codes-barres emblématiques de nos sociétés


Peintures avcryliques sur toile de 12999 et 2000. Exposition à la Pinacoteca de Concepcion, Chili, 2006.

vendredi 22 juillet 2011

mercredi 20 juillet 2011

Pharmacie Fischer à Sao Paolo


Performance publique sur la Plaza da Republica, Sao Paolo, 1976. L'art publique n'est pas limité à la sculpture.

mardi 19 juillet 2011

codes-barres


Salle d'exposition à la Pinacoteca de Concepcion, Chili, 2006

lundi 18 juillet 2011

dimanche 17 juillet 2011

Affichage imaginaire


En 1983, à Lyon, l'affiche urbaine comme média artistique. Une cinquantaine d'affiches et de signalisations imaginaires. Les panneaux composant l'affiche sont collés de façon aléatoire.

samedi 16 juillet 2011

Le pouvoir de l'art


Affichage imaginaire lors de la Biennale de Sao Paolo de 1980. La liberté s'affiche, malgré la dictature militaire et la réalité à laquelle il s'oppose. Deux noms de quartiers de Sao Paolo que j'ai repris pour ce message.

mercredi 13 juillet 2011

La mort de l'art


La mort de l'art est une fiction. Une fiction apparue avec la modernité, mais qui demeure impossible. A moins qu'il n'existe plus aucun homme pour le dire.

mardi 12 juillet 2011

Et si nous parlions de l'art de l'avenir


Ne devrait-ce pas être la même question? La même volonté? Un art difficile, responsable,dans lequel nous sommes tous artistes, tous engagés, collectivement. Toute la planète Terre!

lundi 11 juillet 2011

L'avenir de l'art, c'est l'avenir de l'homme


L'art continuera aussi longtemps que l'homme. La mort de l'art n'est pas plus en vue que celle de l'art. Il ne faut pas se laisser influencer par les propos pessimistes. L'art est la médiation incontournable entre le monde et l'image que nous en construisons.

dimanche 10 juillet 2011

Vers où? Plus loin.




Wohin? Weiter. L'avenir? Est-ce important de penser à l'avenir de l'art? N'est-ce pas le présent qui est important? Tout art n'implique-t-il pas un projet?

Signalisation imaginaire dans un champ à Winnekendonk, Allemagne, en 1982.

samedi 9 juillet 2011

Futuro - De pressa


Vite -Vers le futur.
Intervention de signalétique imaginaire urbaine lors de la Biennale de Sao Paolo, 1980.

vendredi 8 juillet 2011

En haut de l'escalier


L'avenir de l'art: dans le ruisseau de Philippe Immel? En haut de l'escalier? Ici dans le musée d'art moderne de Céret, c'est une rétrospective.... (2010-2011).

jeudi 7 juillet 2011

N4y-a-t-il pas d'avenir pour l'ar?


Intervention signalétique imaginaire: panneaux NON à Besançon. une série d'intervention d'art sociologique au début des années 2980.

mercredi 6 juillet 2011

Quel avenir pour l'art?


Je me suis essayé à en parler dans L'avenir de l'art (éditions vlb, 2010), mais j'ai souligné aussi qu'il faut sortir de la pensée linéaire et qu'il n'y a pas de progrès collectif en art. Alors quelle direction prendra-t-il? J'ai évoqué l'idée qu'il adopte de plus en plus une esthétique interrogative.