mardi 31 mai 2011

lundi 30 mai 2011

Art sociologique: la Pharmacie Fischer


Performance Plazza del Duomo, Milano, 1976.

dimanche 29 mai 2011

Attention à la peinture jaune


Sérigraphie avec sifflet de la série "La vie d'Artiste", 1971-1973.

samedi 28 mai 2011

Arrêt sur image


Confronté au foisonnement des ondes, au déferlement des flux du numérique, l'artiste est celui qui tente de synthétiser l'arrêt sur image.
(dialogue avec une peinture acrylique sur toile de 2000)

vendredi 27 mai 2011

De l'art conceptuel


Pilules distribuées en 1972 contre l'art conceptuel.

jeudi 26 mai 2011

Toiles et essuie-mains


Exposition à la maison de la culture d'Amiens, 1974.

mercredi 25 mai 2011

Pilules d'art sociologique


Attention aux contre-façons et aux effets secondaires.
hf

mardi 24 mai 2011

Les mains au Musée des beaux-arts du Canada

Toiles de mains au Musée d'art moderne de Céret (octobre 2010 - mai 2011)

Belle idée de son directeur Marc Mayer que cette exposition qui vient d'ouvrir au Musée des Beaux-arts du Canada, consacrée à la thématique des mains depuis le XVIe siècle jusqu'à aujourd'hui, avec une soixantaine d'oeuvres. Je vais aller la visiter.
Je ne me plaindrai certainement pas d'en avoir été exclu, puisque ce sont des oeuvres de la collection du mba et qu'à ma connaissance ils n'ont rien de moi.
Le musée d'art moderne de Céret (France) m'a d'ailleurs donné l'occasion, lors de la rétrospective de mon travail, de montrer pleinement mes toiles de contre-empreintes de mains, les essuie-mains et les panneaux de signalisation de mains sur tôle émaillée de 1971 et permis de créer une grande murale de mains.

lundi 23 mai 2011

Ma pharmacie de 1974: le pillole sono la vita


J'ai dans les années 1970 installé la Pharmacie Fischer Inc dans beaucoup de pays de langues différentes. Le critique d'art italien Franco Torriani, à l'annonce de la mise en ligne de ma Pharmacie, m'envoie la photo de la boîte qu'il a gardée. J'avais ouvert ma Pharmacie sur la place de la cathédrale à Milan.
Heureux pour lui qu'il n'ait pas eu besoin d'ouvrir la boîte. Signe de bonne santé!

dimanche 22 mai 2011

Art et philosophie, définitions, historique des oppositions et des liens



On définit communément et de façon assez pérenne la philosophie comme la recherche critique de la vérité. Cette recherche se base elle-même sur la définition des notions telles que l’être, la pensée, la conscience, le sujet, l’objet, la raison, la causalité, la perception, le bien, le mal, la liberté, le beau, et sur les liens rationnels que l’on peut établir entre eux. La philosophie présuppose la croyance dans la légitimité du rationalisme.
La définition de l’art, au contraire, a beaucoup évolué historiquement et varié selon la diversité des sociétés. Originellement liée à la magie, puis à la religion, l’art occidental a incarné successivement les idéologies classique, romantique, moderne, avant-gardiste, postmoderne et connu des changements, des polémiques et des crises de plus en plus profonds et rapides, au point de voir sa légitimité remise en question. L’art actuel semble rejeter le système même des beaux-arts au bénéfice d’un art numérique répondant à une esthétique, des critères et une fonction sociale radicalement différents.
Les liens entre philosophie et art ont évolué conséquemment. Depuis Platon, la philosophie a tendu à rejeter l’irrationalisme de l’art, ses inspirations imaginaires, au nom de la raison et de l’histoire (Hegel, Auguste Comte), tout en consacrant un chapitre de la philosophie à l’esthétique (Hegel, Kant, Schelling). Les romantiques ont opposé, à leur tour, radicalement l’inspiration, l’irrationalisme et la sensibilité de l’art à la sécheresse de la logique rationnelle. Nietzsche, après avoir souligné l’antinomie entre la rigueur apollinienne et l’ivresse dionysiaque, a été cependant le premier à remettre en question la recherche de vérité de la philosophie et à réhabiliter conséquemment l’art comme un mode de connaissance alternatif. En ce sens, il a été le premier philosophe postmoderne.
Depuis lors, la remise en question du positivisme et la crise radicale du postrationalisme aidant, beaucoup de philosophes admettent que l’art soit un objet et même un mode de connaissance légitime. Le rapprochement entre l’art et les sciences humaines (psychologie, psychanalyse, sociologie, linguistique, mythanalyse), puis dures (mathématiques, informatique) a rapproché aussi l’art de la philosophie elle-même.
Un certain épuisement en art de l’invention esthétique et la prise en compte grandissante des enjeux éthiques, une conscience de plus en plus aigue du rôle que peut jouer l’art dans les débats sociaux, le retour, après le nihilisme postmoderne, à l’engagement volontariste altermondialiste, m’ont conduit moi-même à rejeter l’opposition séculaire entre art et philosophie et à opter pour un art philosophique.
Hervé Fischer

samedi 21 mai 2011

Pour un art philosophique


Ceci n'est pas un manifeste:

Les catégories bloquent la liberté de penser et d’agir. Ce ne sont que des tiroirs pour les obsédés de classification ; ou des territoires institutionnels et corporatifs. Pourquoi n’aurait-on pas le droit d’être boulanger musicien ? Cela ferait-il du mauvais pain ? De la mauvaise musique ? Rendons à Aristote et à César leur dû, puis transgressons joyeusement les prétendues frontières du savoir et des idées, qui ne sont que des conventions sociales. J’opte sans limite pour un art philosophique.
L’aventure est d’autant plus excitante que les grands philosophes traditionnels ont toujours opposé la « recherche de vérité » de la philosophie aux illusions de l’art. Platon traitait l’artiste de menteur et Hegel voyait dans l’art un état inférieur de la Raison qui devait dans les étapes progressives de l’Histoire de l’Esprit, comme la religion, laisser place désormais à la philosophie. Cette opposition ingénue a prévalu constamment au nom du rationalisme contre l’irrationalisme. Il est vrai que l’esthétique est devenue une part importante de la philosophie, notamment avec Hegel, Kant, Schelling, mais l’idée commune qui s’est imposée a été de concevoir l’art et la philosophie comme deux pôles opposés de l’activité humaine, l’un rigoureux, abstrait, rationnel, déductif, universel, austère, l’autre du côté de l’imagination, donc de l’irrationnel, de la sensibilité, du non conceptuel, de la fantaisie individuelle. Il s’agirait de deux hémisphères du cerveau, qui ne sauraient être dans la même tête.
C’est sans doute Chenavard, au XIXe siècle, qui a lancé le premier l’idée d’un « art philosophique ». On l’aurait oublié si Baudelaire n’en avait pas repris l’idée (Documents posthumes), mais pour s’en moquer comme d’une attitude de la plus grande médiocrité. Il n’y voit qu’« un retour vers l’imagerie nécessaire à l’enfance des peuples ». Cependant Nietzsche a été beaucoup plus audacieux. Tout en opposant Apollon et Dionysos, il ose revendiquer une attitude de « philosophe-artiste » et affirme de façon provocatrice que « l’art est une valeur supérieure à la vérité ». « Heureusement que nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité », ajoute-t-il. L’idée n’a pas été prise en compte par les mouvements artistiques, et encore moins par les philosophes, jusqu’à ce que, dans les années 1970-80, plusieurs artistes créent l’art conceptuel et que Joseph Kossuth pose la question de « l’art après la philosophie - Art after Philosophy ». De même, le groupe Art Language aborde la sémiotique et la linguistique, Ian Wilson propose, en tant qu’artiste, des « dialogues philosophiques » à ses collectionneurs. En Allemagne, Joseph Beuys fonde une « Université libre - Freie Universität », mais c’est étonnamment en renonçant à l’art au nom de la pédagogie. En France, en fondant l’art sociologique, au début des années 1970, j’ai revendiqué l’importance d’une pratique philosophique de l’art, qui serait « socio-pédagogique », et développerait une « esthétique interrogative » (L’art comme pratique philosophique, Cahiers de l'Ecole sociologique interrogative N°1, 1980). Par la suite, des écrivains comme Jean-Noël Vuarnet ou Mario Borillo ont relancé le débat. J’y suis revenu aussi en consacrant à l’artiste québécois Denys Tremblay en 2009 un chapitre intitulé L’artiste philosophe (Un roi américain, édition vlb). Puis en 2010 dans L’Avenir de l’art, j’ai affirmé que « contrairement à la prophétie hégélienne, l‘art devient de plus en plus philosophique. L'art occidental pense le monde, son propre sens et celui de l‘aventure humaine » et « l'éthique inspirera de plus en plus l'esthétique ».
Plus qu’un mouvement artistique constitué, l’art philosophique sera de plus en plus une tendance forte, transversale, qui s’exprimera diversement selon les styles et les médias. Il semble qu’en se liant aux débats de société et en constatant un certain épuisement de la recherche esthétique pour elle-même, les artistes du XXIe siècle deviennent davantage des artistes d’idées, qui assument plus explicitement le rôle conceptuel de l’esprit dans la création artistique, renouant avec cette affirmation célèbre de Léonard de Vinci : l’art est cosa mentale.
Hervé Fischer
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 Frédéric Nietzsche, Naissance de la tragédie, 1886
 Mario Borillo, Approches cognitives de la création artistique, édition Pierre Mardaga, 2005
 Hervé Fischer, L'avenir de l'art, (édition VLB, 2010)
 Hervé Fischer, Un roi américain, édition VLB, 2009
 Jean-Noël Vuarnet, Le philosophe-artiste, édition Leo Scherer, 2004

vendredi 20 mai 2011

signalisation artistique


50 panneaux dans le quartier des galeries d'art, Paris, 1974

jeudi 19 mai 2011

Murale aux mains du musée de Céret (2)

La murale aux mains du musée de Céret


Je reprends ici pendant quelques jours les photos de la murale que j'ai réalisée au musée de Céret en octobre 2010 parce qu'il est actuellement prévu qu'elle soit effacée d'ici la fin du mois pour faire place à la programmation d'été du musée.Elle aura moins duré que les peintures des grottes préhistoriques! Il semble que cette constatation fasse partie aussi de l'avenir de l'art: son éphémérité grandissante.

mercredi 18 mai 2011

lundi 16 mai 2011

Pharmacie Fischer


C'est en 1974 que j'ai créé la "Pharmacie Fischer", une performance avec entretiens publics et prescriptions de pilules pour tous les maux et rêves individuels et collectifs. Une performance que j'ai répétée dans de nombreux pays, en milieu rural ou urbain, institutionnel ou dans la rue. Ici parodie devant la porte d'entrée de l'Ordre des Pharmaciens à Bruxelles.
En 2010, j'ai repris cette performance lors de mon exposition rétrospective au Musée d'art moderne de Céret. Et en 2011, suivant un exemple désormais bien établi, j'ai mis la Pharmacie Fischer en ligne, en actualisant la liste des pilules disponibles pour répondre aux besoins de l'âge du numérique.

dimanche 15 mai 2011

Attention aux artistes


Sérigraphie de l'album "La vie d'artiste", 1971-1973

samedi 14 mai 2011

Peinture camouflage


Dans la série de "La vie d'Artiste", paysage de Tourettes-sur-Loup dont les herbages, sous les oliviers, sont recouverts de reproductions d'encres de Chine colorées datant de 1967.
(sérigraphie de 1971).

jeudi 12 mai 2011

Le télégramme de l'artiste


1971 - J'ai envoyé un télégramme à Jean-Claude Farhi, en Provence, pour lui annoncer ma visite. Au bout du long chemin de campagne où je chemine, dans les Alpes de Tourettes-sur-Loup, la factrice me rejoint en motocyclette, avec mon télégramme. Nous convenons que je le lui apporterai moi-même et elle s'en retourne. J'ai attrapé une ampoule au pied. Mon ami l'artiste Erik Dietmann, le roi du sparadrap m'arrangera cela. En attendant, le télégramme n'a pas eu d'effet magique. Farhi n'est pas là. Bah! Il fait si beau entre la lavande et les oliviers. Je reviendrai demain... L'avenir nous appartient.
hf

mercredi 11 mai 2011

Douane artistique


(Sérigraphie de l'album "La vie d'artiste" - 1971-1973)

mardi 10 mai 2011

Hygiène de l'artiste. Le bain d'Arman

sérigraphie de l'album "La vie d'artiste", 1971-1973

lundi 9 mai 2011

Attention à l'artiste


Planche sérigraphique d'ouverture de l'album La vie d'artiste, 1971-1973.

dimanche 8 mai 2011

Musée de Céret


Toiles de 1985 et de 1972, rétrospective au Musée d'art moderne de Céret, France, 2010-2011.

jeudi 5 mai 2011

Il n'y a pas de progrès en art


Détail de la murale sur le grand mur courbe du Musée d'art moderne de Céret, 2010. Les contre-empreintes de mains jadis régulières des grottes préhistoriques, apparaissent aujourd'hui crispées et mutilées. Cet icône emblématique de l'art humain a évolué avec la société contemporaine. hf

mercredi 4 mai 2011

Mot décroisé de Pierre Restany

"Hygiène de la nature dans le ghetto de l'art". Sérigraphie de Pierre Restany en ouverture de mon album "La vie d'artiste", 1971-1973.

mardi 3 mai 2011

Essuie-mains plastiques

Ces essuie-mains en plastique, avec contre-empreintes de main ont été présentés au musée de Céret lors de l'exposition IMPACT II en 1972. Lors de la rétrospective de 2010, on voit en arrière plan sur la photo en noir et blanc Georges Badin, alors directeur du précédent musée, pratiquant l'hygiène de l'art avec moi.
hf

lundi 2 mai 2011

L'Histoire de l'art est terminée

Performance au Centre Pompidou, 1979. De fait, cette déclaration proposait de reconsidérer l'avenir de l'art au-delà de sa réduction avant-gardiste obsessionnelle et paradoxalement morbide.
hf

dimanche 1 mai 2011

La maja desnuda


Réinterpréter Goya et Picasso avec le langage d'aujourd'hui. Le peintre et son modèle, l'érotisme en codes-barres. Relier la tradition et l'actualité n'exclut pas la divergence.
(peinture acrylique sur toile, 2009.)