mercredi 31 octobre 2012

NOUVEAU NATURALISME



 La météo de Wall Street, peinture acrylique sur toile, 121x180cm, 2000


HERVE FISCHER     -    
NOUVEAU  NATURALISME         

à la Galerie ECI   -  32, avenue Matignon, Paris 75008  -  Inauguration le 12 novembre à 19h   
                                                                                                                                                                                                                                             
Aujourd’hui , Goya ne peindrait plus la cour d'Espagne,
ni Ingres des nus, ni Cézanne la montagne Sainte-Victoire,
ni Van Gogh des iris, ni Picasso des natures mortes.

Ils peindraient des paysages financiers, des diagrammes qui montent au ciel et plus souvent qui descendent aux enfers : la planète est devenue financière. Je peins les jeux des spéculateurs, les murs de Wall Street et les reliefs des montagnes d'actions, d'or et d'argent qui nous entourent.
Claude Monet ne peindrait plus les nymphéas, mais les trous d’ozone au-dessus des pôles. Notre conscience de la nature est devenue écologique, globale, savante et politique. Malevitch ne peindrait plus des carrés noirs, mais des codes-barres. Mondrian ne peindrait plus des géométries orthogonales, mais les zigzags de nos évolutions statistiques et de nos crises.
Les cubistes peindraient le code binaire du numérique qui s’immisce de plus en plus dans le réel et le transforme au point où il n’en est plus clairement discernable. Tout mon travail d’artiste, commencé dans les années 1970 sous le signe de l’art sociologique, consiste depuis la fin des années 1990 à explorer, déchiffrer, mettre en évidence, interroger et critiquer cette nouvelle nature numérique, financière et écologique, tant du point de vue politique, qu’économique et social. Je peins son imaginaire et ses rythmes, ses pulsions et ses structures, ses codes, son esthétique quantitative et ses fausses couleurs.
Le retour paradoxal à la peinture s'impose pour prendre du recul face à cette nouvelle nature algorithmique. Il permet de résister au flux dissolvant des octets par l’arrêt sur image. Ce sera une peinture joyeuse, sociologique et critique. En quelque sorte, je peins les icônes du numérique. Je suis un artiste de classe moyenne, un primitif du nouveau naturalisme.
Hervé Fischer (petit manifeste de 1999)

dimanche 28 octobre 2012

Pulsions, peinture chromatique

Pulsions, peinture acrylique sur toile, 4'x6', 2012


jeudi 25 octobre 2012

La vie


Peinture acrylique sur toile, 4x6 pieds, 2012

mardi 16 octobre 2012

Le problème de la peinture aujourd'hui



Le problème de la peinture aujourd'hui, ce n'est pas la peinture, mais les peintres. Les peintres qui n'ont rien à dire, et se complaisent dans la recherche d'un style ou d'une niche. Ils tuent la peinture par leur insignifiance. Ils donnent beau jeu aux artistes du numérique pour qualifier la peinture d'obsolète. Avec les beaux-arts numériques, j'entends lier la peinture et le numérique, qui est devenu la clé de notre image du monde et notre nouvelle sensibilité. Peindre le monde numérique, comme autrefois on peignait les saints de l'Église, ou la nature romantique. Peindre la nouvelle nature. Mais dans selon une exploration interrogative et critique, ce qui demeure la démarche fondamentale de l'art sociologique.
(Autoportrait QR, peinture acrylique sur toile, 2009)

samedi 13 octobre 2012

Art: de la religion à la spéculation


La valeur de l'art n'est plus religieuse, mais spéculative. Ce n'est plus la foi en Dieu qui mène le monde, mais l'argent. Le capitalisme exacerbé impose la loi du plus fort. Est-ce un progrès par rapport à l'aliénation religieuse? Pour les uns, oui; pour les autres, non. Comme toujours, selon qu'on en profite ou qu'on en est victime. Et pour l'art et pour l'artiste? A chacun d'y réfléchir. Quant à moi, je déteste autant la loi de l'argent que celle de la religion. Mais la loi de la religion aujourd'hui s'est amollie  voire disparaît,  tandis que celle de l'argent s'est durcie et crée de terribles souffrances, surtout en cette période actuelle de crise spéculative mondiale.

(Les deux croix: tweetart, 2012)

vendredi 12 octobre 2012

Meilleur avant le...


                                  Le plaisir des livres, peinture acrylique sur toile, 4'x3', 2012.

Attention à la date de péremption

mercredi 10 octobre 2012

lundi 8 octobre 2012

La théorie freudienne de l'art est ignorante et aberrante


peinture cathodique, 2012

La peinture est une obsession d'artiste. Sexuelle et sublimée? C'est ce que disait Freud. Une obsession, oui. Sexuelle? Non. Beaucoup plus laborieuse, exigeante, difficile, sans orgasme. Une épreuve, parfois une souffrance, un défi, sans aucun apaisement. Épuisante, nécessitant une persévérance souvent pénible, avec des doutes, des incertitudes, bien des états d'esprit que l'expérience sexuelle ne provoque jamais. Une obsession: oui, trois fois oui. Sexuelle: trois fois non. Rien de comparable même entre le plaisir de peindre et la jouissance sexuelle. Deux univers totalement distincts.
Vraiment, je ne crois que Freud savait de quoi il parlait lorsqu'il incriminait l'expérience sexuelle, mais qu'il n'a  jamais su, ni même deviné ce que pouvait être ressentir un artiste. Il  a parlé de l'art sans savoir de quoi il parlait.

dimanche 7 octobre 2012

Le repos du guerrier


Structure pulsionnelle, structure chromatique.Peinture numérique (2012).

samedi 6 octobre 2012

peinture numérique


Pulsions. Est-ce que l'art est une sublimation des pulsions sexuelles, demandait Freud. Non. Il l'affirmait. Il ne doutait pas que c'en soit même la seule origine! Pas étonnant que les artistes soient tous des obsédés sexuels. Ou bien: pas étonnant que les artistes qui peignent beaucoup se calment.

vendredi 5 octobre 2012

Cerveaux d'artistes



Peinture numérique, 2012.

jeudi 4 octobre 2012

Peindre avec l'ordinateur


On peint avec un ordinateur comme avec des pinceaux. La boîte à outils demeure artisanale et manuelle.
(Peinture numérique. 2012)

mercredi 3 octobre 2012

L'image du monde


J'explore cette gamme chromatique qui domine notre société de consommation, qui est devenue une structure de base de notre perception, de notre image numérique du monde.

mardi 2 octobre 2012

Le pixel est une matière, autant que le pigment acrylique

Le pixel numérique est une matière picturale. Autant ou aussi peu que les pigments de peinture à l'huile, acrylique ou à l'eau. Il est mêmeaussi fluide. Il tache tout autant l'écran que le pigment la toile ou le papier. Il se répand aussi. Il faut souvent nettoyer.
C'est l'expérience que j'en ai.
Et peindre avec des pixels évoque aussi pour moi la pratique de la gravure si linoléum. Avec la gousse, on enlève de la matière. Avec le gomme cathodique, on enlève les pixels. La trace est la même, le geste très semblable. Avec cette différence qu'on peut annuler un geste dont on n'est pas satisfait, et même remettre de la matière.
Cette peinture cathodique est l'exemple même des beaux-arts numériques sur lesquels j'insiste si souvent. Avec le numérique, je peux explorer, chercher, substituer, esquisser plus facilement et plus vite. Je peux choisir mes couleurs, dessiner avec une bonne boîte à outils et une large palette. Et je peux reproduire et diffuser à tout moment en ligne. Mais l'inconvénient, c'est l'éphémérité. Lorsque une peinture numérique est achevée, j'aime donc la reprendre à la peinture sur toile, pour lui donner une chance de perdurer. Mais aussi, parce que cette reprise devient aussi immédiatement une recréation, à une autre échelle, avec des couleurs en tubes différentes, et que cette reprise me conduit toujours ailleurs sur d'autres options créatrices.
Ci-dessus un livre à la fraise, comme une crème glacée. Un travail en cours, stocké sur mon disque dur.

lundi 1 octobre 2012

Les meilleurs vendeurs


Étalage de livres, les meilleurs vendeurs. Rafraîchissants. Plusieurs parfums offerts. En vente dans les aéroports et lez grandes surfaces commerciales.
Peinture numérique, 2012.