dimanche 30 novembre 2014

Mythos Kunst : Der Lammwolf schlafend



Der Lammwolf schlafend, acrylische Malerei über Leinwand, 92 x 92 cm, 2013

Wenn wir schlafen kehren wir zur Fetalzeit zurück, und reaktivieren wir die synaptischen Verbindungen des psychischen Gedächtnisses, seiner Emotionen, Wünsche und Ängste, diesmal aber in Unordnung oder der Logik des Unbewussten unterworfen, da sie frei vom vernünftigen und reduzierenden Kontrolle des erwachten Zustandes hervorkommen.  

samedi 29 novembre 2014

Myth Art: The lamb-wolf asleep


The lamb-wolf asleep, acrylic on canvas, 92 x 92 cm, 2013

Asleep we get back to the fetal state and reactivate in our dreams the synaptic networks of our psychic memory, emotions, desires and fears, which merge in disorder or according to our unconscious logic, since they are then free from the rational control and reduction of the waking state.

jeudi 27 novembre 2014

Malevitch, art et économie




Quelle belle découverte que cette oeuvre de Sergueï Elkin qu'a reproduite Aurialie sur son blog

Malevitch - pressentiment de la crise

Par Aurialie le 24.12.2008 à 00h29
Sergueï Elkin a une fois de plus vu très juste dans ce dessin, appliquant le style suprématiste de Kasimir Malevitch à la situation économique actuelle.

mercredi 26 novembre 2014

羊-狼的睡眠


-狼的睡眠布面丙122 x 92 cm2013


在睡眠中我们回到了胎儿状态在梦中重新激发了心理回忆、我们的情感欲望和恐惧的神经突触回路但是顺序是错乱的或者遵照无意识单独的逻辑因为它们摆脱了理性的控制仅是清醒情况的缩减形态。

mardi 25 novembre 2014

Mythe art : le sommeil de l'agneau-loup


Le sommeil de l'agneau-loup, acrylique sur toile, 122 x 192 cm, 2013


Dans le sommeil nous retournons à l’état fœtal et réactivons dans nos rêves les circuits synaptiques de la mémoire psychique, de ses émotions, désirs et peurs, mais dans le désordre ou selon les seules logiques de l'inconscient, parce que libérés du contrôle rationnel et réducteur de l’état de veille.

lundi 24 novembre 2014

Jocelyn Robert: l'art comme divergence





Benoit Rose nous rapporte dans Le Devoir du 22 novembre les propos tenus par Jocelyn Robert, artiste et directeur de l'École des arts visuels de l'Université Laval dans une conférence récente au Musée des Beaux-Arts de Québec  (Conférences «Art, sciences, philosophie»).
Je reprends ici quelques-unes de ses citations, relevées par Benoit Rose:
« Quand tu fais une oeuvre d’art et que t’es capable d’en prévoir le résultat, ça ne vaut pas la peine de la faire. Parce que t’es en train de faire quelque chose que tu connais déjà, donc tu n’es pas en train de faire une oeuvre d’art : t’es en train de réaliser ou de consolider de la culture. L’art, lui, essaie toujours d’être un peu en dehors de ça, de mettre un pas de plus, de faire un pas de côté, de changer de point de vue, ou quelque chose comme ça. »
En cherchant à créer quelque chose qu’il ne connaît pas encore, l’artiste décide d’aller dans une direction qu’il croit connaître, dit-il, « et puis, éventuellement, tu te retrouves à la limite, et puis tu continues encore un peu… et tu découvres ! »

dimanche 23 novembre 2014

La dinamica del cuadro parental


La dinámica del cuadro parental, pintura acrilica sobre tela, 92 x 153 cm, 2014

Subrayé varias veces que el desarrollo de la fabulación mítica del infans (el niño) está determinado por la estructura del cuadro parental: la madre, el padre, el niño y el otro (la sociedad). Por supuesto esa esquematización parece demasiado geométrica y simplificadora, pues su equilibrio – o desequilibrio – depende de la dinámica y tensión entre las imagos y los rollos de los actores.
Intenté entonces expresar aquí esas dinámicas mostrando la importancia del vínculo mantenido entre la madre y el infans, mientras que el  nuevo mundo nasció al niño y crece y el padre aparece. Esa matriz se volverá más y más determinada por el otro, pero en el inicio son los determinantes biológicos que se imponen principalmente.

La fase emergente del chaos perturba por cierto desde el parto  esa estructura parental, y nunca desaparecerá totalmente hasta en la fase adulta. Ío mismo, nascido en Octubre 1941 en Paris ocupado por los Nazis, tengo sin duda presente in mi memoria inconsciente la huella profunda no solamente de mis propias emociones frente al chaos biológico nascido con el arrancamiento del cuerpo maternal, pero también de las ansiedades de mis  padres frente a la Segunda guerra mundial. Así se satura el espacio natal de la matriz parental con formas negras desorganizadas y amenazadoras. Otros casos están por cierto menos dramáticos.

samedi 22 novembre 2014

Mythe art: la dynamique du carré parental


La dynamique du carré parental, acrylique sur toile, 92 x 153 cm, 2014

J'ai maintes fois souligné que le développement de la fabulation mythique de l'infans est déterminé par la structure du carré parental: la mère, le père, l'infans et l'autre. Cette schématisation est à coup sûr trop géométrique et son équilibre  - ou son déséquilibre - dépend de la dynamique sous tension des imagos et des rôles des acteurs. 
J'ai donc tenté ici d'exprimer ces dynamique en montrant que la mère demeure essentielle, tandis que le nouveau monde naissant prend le devant, que le père esquisse son imago, tous deux sous influence de l'autre - la société - qui s'imposera de plus en plus, mais demeure latérale au début par rapport aux déterminants biologiques.
Le stade du chaos qui émerge avec l'accouchement, trouble cette belle organisation à coup sûr et ne sera jamais complètement dépassé, même au stade adulte. 
Moi-même, né en octobre 1941 à Paris sous l'occupation nazie, je garde certainement dans ma mémoire inconsciente une inscription profonde non seulement de mes propres émotions face au chaos biologique spécifique de l'accouchement et de l'arrachement du corps maternel, mais aussi des angoisses parentales face au chaos de la seconde guerre mondiale. Je les ai marquées ici en saturant l'espace du carré parental de noirceurs chaotiques. D'autres cas sont bien sûr mois dramatiques.

vendredi 21 novembre 2014

The dynamic of the parental square


The dynamic of the parental square, 92 x 153 cm, acrylic on canvas, 2014

The development of the infans’ mythic fabulations is determined inside the frame of the parental square by the mother, the father, the baby and the other (the society). This mapping is of course too geometrical and its equilibrium – or unbalance – depends on the dynamic and tensions between the imagos and roles of the actors.
I tried therefore to express here these dynamics showing that the mother maintains her intense link with the baby, but that the new born world takes the lead, meanwhile the father appears aside, under the influence of the other, which will gain prominence, but keeps a lateral power at the beginning in comparison with the biological determinants.

The chaotic stage which emerges with the birth starts immediately troubling this nice matrix, and will for sure never fully disappear, even in the adult stage. Myself being born in October 1941 in Paris occupied by the Nazis, l for sure keep in my unconscious memory a deep inscription not only from my own emotions due to the biological chaos which overwhelmed me at the time of my birth, but also of my parents scared by the Second world war. I marked them by saturating the rectangle of the canvas with black disordering threatening shapes. Other parental squares may look much less dramatic. 

jeudi 20 novembre 2014

Die Dynamik des elterlichen Quadrats


Die Dynamik des elterlichen Quadrats, 92 x 153 cm, Acryl ûber Leinwand, 2014

Mehrmals habe ich schon unterstrichen, dass die Entwickelung der mythischen Einbildungskraft des infans bei der Strukturierung des elterlichen Quadrats bestimmt wird: die Mutter, der Vater, das infans und der andere (die Gesellschaft). Diese Darstellung scheint sicher zu geometrisch und simplifizierend, da sein Gleichgewicht – oder Ungleichgewicht – von der Dynamik und Spannung der imagos und Rollen des Aktoren abhängig wird.
Ich habe deswegen in diesem Gemälde versucht, diese Dynamik auszudrücken, und zu zeigen, dass die Verbindung des infans mit der Mutter stets fundamental bleibt, während die neu geborene Welt zum Kind kommt, und es beherrscht. Der Vater erscheint auch bei der Seite unter Beeinflussung des anderen (die Gesellschaft), die mit der Zeit wirksamer sein wird, die aber am Anfang im Vergleich mit den biologischen Faktoren lateral bleibt.


Die chaotische Phase, die mit der Geburt ausbricht, stört sofort diese schöne Ordnung, und wird nie, sogar im adulten Stadium, völlig verschwinden. Ich selbst, da ich in Oktober 1941 in zurzeit von den Nazis besetzten Paris geboren wurde, behalte ich sicherlich in meinem unbewussten Gedächtnis eine tiefe Einschreibung, nicht nur von meinen eigenen Emotionen dem biologischen Chaos entgegen, das mit dem Reißen aus dem mütterlichen Körper hervorkommt, sondern auch von den Ängsten meiner Eltern der Drohungen des zweiten Weltkrieges entgegen. Ich habe sie hier mit schwarzen unordentlichen Formen dargestellt, die den elterlichen Raum erfüllen. Andere Fälle sind sicher weniger dramatisch

mercredi 19 novembre 2014

父母方块的动态,布面丙烯,


父母方块的动态布面丙烯,92 x 153 cm, 2014

我曾多次强调指出infans拉丁语婴儿神话虚构的发展是由父母方块的结构确定的母亲父亲infans和其他。这种简化肯定是过于像几何图像了它的平衡 或者它的不平衡 取决于各个角色意象和角色在压力之下的动态。
因此我在这里尝试表达这些动态展示出母亲的角色保持着关键而初生的新世界占据了上风父亲勾勒其意象的轮廓两个都是在其他 社会 - 的影响之下而这个其他变得越来越重要但在一开始相对于生物的决定因素保持着边缘性。
伴随分娩出现的混沌阶段肯定扰乱了这种美好的组织形式它永远不会被完全超越即使是在成人阶段。
我本人194110月出生在纳粹占领下的巴黎在我无意识的记忆里我不仅保留了我自己面对分娩和从母体拔出的特殊生理混乱时的各种情绪的深刻印记还有我父母面对第二次世界大战的混乱时的恐慌的印记。在这里我通过让父母方块的空间充满混乱的各种黑色来表示

mardi 18 novembre 2014

Exhibition Art et économie humaine at HEC High School, France


Changing money into art - social alchemy, acrylic on canvas, 122 x 183 cm, 2014


HEC Contemporary Art Space | 20 November 2014 to 6 March 2015 |
Directed by Anne-Valérie Delval | Coordinator: Maxime Chevillotte |
Scenography : Maxime Chevillotte & Hélène Maslard |Guided Tour : Hélène Maslard


“Economie humaine”Opening: Wednesday November 19 // 6.30 pm| Curator: Paul Ardenne | Associate Curator: Barbara Polla


Invited artists:
Burak Arikan | Conrad Bakker | Yann Dumoget | IKHEA©SERVICES | Hervé Fischer |
Sean Hart | Marc Horowitz | Joël Hubaut |Pierre Huyghe | Ali Kazma | Florent
Lamouroux | Tuomo Manninen | Adrian Melis | Deimantas Narkevičius |
Lucy + Jorge Orta | Jean Revillard | Camille Roux | Edith Roux |
Benjamin Sabatier | Julien Serve | Zoë Sheehan Saldaña | Paul Souviron |


“ECONOMIE HUMAINE”

Contemporary art through the prism of economic actualities


This exhibition sets out to explore the way today’s artists relate to the world of business, and to the economic sphere more generally, in the age of globalization. Two kinds of approach are evident:1. Artistic capture of the world of business, the economy and production.2. Games with economic indicators and the world of business.The emphasis on creativity and the vision of the artists contacted for this show help humanize the world of work and the economy. They reinstate human beings as conscious, lucid and concerned players.But why this exhibition? To demonstrate that the economy is not absent from the concerns of many contemporary To show how the artistic vision of the economy eventually “humanizes” it. By imitating it, bysubverting it, by broadening its practices sometimes to an absurd extent, by making it a subject not of tension but of relaxation.In the symbolic systems obtaining in our societies, a great deal of importance is accorded to politics, but much less to the material economy. If the economy does not, or not always direct politics, the fact is that the economic dimension is never secondary. Materialism doesnot exist as such: the economy, too, “writes” its symbolism, and never fails to be inscribed in representations of the world, beyond its concrete reality. It is normal, in this light, that artists should be interested in it – the artists we have chosen for this exhibition.Curiously, however, the history of art is sparing in works on economic themes. And when such works are found, moreover, their main point is to damn the economy, arguing thatwork and material exploitation degrade humanity. This banishing of the economy is one of the themes of early Christianity: Christ drove the merchants from the Temple and, in so doing, affirmed the primacy of the symbolic over the economic.As we know, Protestantism deeply changed our relation to the economic. For Protestants, economic success was conditioned by religious morals: success at Beruf (work) was a sign of election. This positive redefinition of the economy did not, however, mean that art suddenly started paying homage to it. Only a handful of works were produced on the subject of the economy before the 20th century: a few portraits of bankers in Flemish painting, a few representations of merchants, of cities and human activities; views of markets, fairs and ports. 

It was not until the coming of modernity that the economy began to be more substantially and also incisively represented in the field of art. This representation took two directions: a sibylline direction (playing with the economy) and a critical one (its role was devalued, it was stigmatised). On the sibylline axis, we might mention Marcel Duchamp, who in 1919 paid his dentist with a cheque that he himself had drawn, and Yves Klein, with his Zones of Immaterial Pictorial Sensibility – gold leaf exchanged for a simple piece of paper mentioning the transaction. And of course, the famous Merda d’artista series by Piero Manzoni, some 90 cans which the facetious Italian prankster filled with his excrement and sold for their weight in gold. As for the critical axis, this put forward the idea that the economy was the root cause of material and therefore social inequality between humans. A whole world of “social” painting, driven in part by the communist ideology, grew up on this concept, depicting exploited workers in degrading workplaces. The economy as a human calamity.

And what of the economy for today’s artists?

Artists’ views have matured. They are wary of caricatures and simplifications. Lucid, often measured, sometimes engaged, artists today are concerned above all to show the nature of the economic sphere. Going beyond clichés, they also enjoy playing with economic themes, subverting economic principles, and also creating parallel economic circuits, notably by means of participatory art. This is art that produces a singular mutation in contemporary man’s relation to materialism. It rematerializes the economy in deviated forms. It invites us to look more closely at the real economy. The artist here demonstrates that he is neither hypnotized nor mystified by the economy. His position is active, on his own scale, using his own weapons.

Paul Ardenne, curator of the exhibition

Barbara Polla, associate curator



lundi 17 novembre 2014

Exposition Art & économie humaine aux HEC, France


Le monde comme il va, acrylique sur toile, 92 x 122 cm, 1999


Economie humaine

Vernissage mercredi 19 Novembre à partir de 18h30
Commissaire : Paul Ardenne
Commissaire associée : Barbara Polla
Burak Arikan | Conrad Bakker | Yann Dumoget | IKHEA©SERVICES | Hervé Fischer |
Sean Hart | Marc Horowitz | Joël Hubaut |Pierre Huyghe | Ali Kazma | Florent Lamouroux | Tuomo Manninen | Adrian Melis | Deimantas Narkevičius | Lucy + Jorge Orta | Jean Revillard | Camille Roux | Edith Roux | Benjamin Sabatier | Julien Serve | Zoë Sheehan Saldaña | Paul Souviron |


L’art contemporain au prisme de l’actualité économique

Cette exposition se propose d’inventorier les rapports que les artistes plasticiens entretiennent aujourd’hui avec le monde de l’entreprise et, plus largement, avec l’économie à l’heure de la globalisation.
Les approches y sont de deux ordres :
1. la saisie « plasticienne » du monde de l’entreprise, de l’économie et de la production ;
2. le jeu avec les indicateurs économiques et l’univers de l’entreprise.
L’accent mis ici sur la créativité et le regard des artistes sollicités pour cette exposition tendent à humaniser le monde du travail et de l’économie. Ils restituent à l’homme une place d’acteur conscient, lucide et concerned.
Pourquoi cette exposition ? Pour signifier que l’économie n’est pas exclue des préoccupations de nombre d’artistes contemporains. Pour signifier, encore, comment la vision artistique de l’économie en vient à « humaniser » celle-ci : en la mimant, en la détournant ; en en élargissant, parfois jusqu’à l’absurde, les pratiques ; en en faisant un sujet non plus de tension, mais bien de décontraction.
Dans les symboliques de nos sociétés, beaucoup d’importance est accordée au politique et bien moins à l’économie matérielle. Si l’économie ne dirige pas, ou pas toujours, le politique, reste que la dimension économique n’est jamais seconde. Le matérialisme n’existe pas en tant que tel : l’économie, elle aussi, « écrit » une symbolique, elle ne manque jamais de
s’inscrire dans des représentations du monde, au-delà de sa réalité concrète.
Inévitablement, les artistes s’y intéressent, notamment les artistes plasticiens qui retiennent, dans cette exposition, notre attention.
Curieusement cependant, l’histoire de l’art est chiche d’oeuvres consacrées au thème économique. Quand ces oeuvres existent, par surcroît, elles sont là surtout pour maudire l’économie. Celle-ci, à travers le travail et l’exploitation matérielle, dégraderait l’humain. Ce bannissement de l’économie est l’un des thèmes privilégiés du christianisme primitif : le
Christ a chassé les marchands du Temple et, ce faisant, a fait valoir le primat du symbolique
sur l’économie.
Le protestantisme, on le sait, modifiera en profondeur le rapport à l’économie. Pour un
protestant, la réussite économique est conditionnée par la morale religieuse : le succès dans le Beruf (travail) est un signe d’élection. Cette requalification positive de l’économie n’induit pas pour autant une création artistique à sa gloire. Les oeuvres d’art qui ont trait à l’économie, avant le XXe siècle, demeurent peu nombreuses : quelques portraits de banquiers dans la peinture flamande ; quelques représentations de marchands, de villes et des activités humaines ; des vues de marchés, de foires, de ports…
Il faut attendre la modernité pour voir l’économie trouver dans le champ de l’art une représentation plus consistante, et plus incisive aussi. Cette représentation suit deux axes :
un axe sibyllin (on joue avec l’économie), un axe critique (on dévalue le rôle de l’économie, on le stigmatise).
Pour l’axe sibyllin, citons Marcel Duchamp, qui paie, en 1919, son dentiste avec un chèque qu’il dessine, ou Yves Klein, avec ses Zones de sensibilité picturale immatérielle – des feuilles d’or sont échangées contre un simple bout de papier mentionnant la transaction. Encore, la fameuse série des Merda d’artista de Piero Manzoni, quelque 90 boîtes de conserve, dans
lesquelles ce facétieux créateur italien a mis ses excréments, vendues au poids de l’or…
Quant à l’axe critique, celui-ci met en valeur l’idée que l’économie est au fondement de l’inégalité matérielle et par conséquent sociale entre les humains. Toute une peinture « sociale », favorisée notamment par l’idéologie communiste, fleurit sur ce concept, portraiturant des travailleurs exploités dans des lieux de travail dégradants. L’économie ainsi
représentée ? Une calamité humaine.
Quid enfin de l’économie quand on est artiste plasticien aujourd’hui ? Le point de vue des artistes a maturé : il se défie des caricatures et des simplifications. Lucide, pondéré souvent,
engagé parfois, l’artiste entend d’abord témoigner de ce qu’est l’ « économie ». Au-delà des clichés, il goûte aussi de jouer avec l’économie, en en détournant les principes, notamment au travers de l’art participatif et en créant des circuits économiques parallèles. L’art produit ainsi une modulation singulière du rapport de l’homme contemporain au matérialisme : il rematérialise l’économie sous des formes déviées et nous convie à mieux regarder l’économie réelle. L’artiste fait ici la preuve qu’il n’est ni médusé ni dépassé par l’économie. Il adopte une position d’acteur, à sa mesure et avec ses propres armes.

Paul Ardenne, commissaire de l’exposition
Barbara Polla, commissaire associée



dimanche 16 novembre 2014

Das Geld in Kunst wechseln




 Das Geld in Kunst wechseln, Acryl Malerei über Leinwand, 122 x 183 cm, 2014


Ich zeige ihnen hier die Malerei, die mein Kieckstarter Experiment gemeinsamer Kunstfinanzierung in September-Oktober 2014 darstellt. 66 Teilnehmer haben dazu mit Beiträge zwischen $1 und $500 on line oder anderer Weise teilgenommen. Das Total hat $3,011 erreicht (120% der $2,500 minimal Summe .
Wie ich erbitten hatte, habe ich viele Kommentare empfangen, und ich danke sehr dafür.  Ich habe versucht, sie wie auch meine eigenen Gefühle in diesem Bild zu schildern. Man sieht die Bemühungen der Künstlerhand, um das Projekt kennen zu lassen, wie auch diese Art sozialer Alchimie, wo die Energie des Mahlers mit den Verpflichtungen der Teilnehmer sich verbindet. Die Verwicklungen der Beiträger erscheinen in der Ansammlung kleiner Pinselstrichen, die nach der Spitze der Geldkurve zusammen hinrichten. Diese Kunstlinie steigt während 30 Tagen von der grünen Meereshöhe durch aufeinanderfolgenden Stufen unbekannten Landstrichen bis zur gesehnten blauen gekrönten Spitze auf, wo es der Künstlerhand erlaubt wird, den Geldschrank zu eröffnen, und das Gold des sozialen Engagement für die Kunstschöpfung zu sehen. Es war für mich nach vielen Zweifeln ein Belohnungsaugenblick.
Das Abenteuer hat mir, wie auch den Teilnehmern, wie ich in ihren Kommentare lesen kann, insgesamt viel Spaß gegeben. Es ist uns gelungen, eine Parodie der Diagramen spekulativer Variationen unseren Geldbesessenen Gesellschaften zu schaffen. Und dafür gilt auch diese Beweisführung soziologischer Kunst on line sein Goldgewicht.     

samedi 15 novembre 2014

把钱变成艺术 – 社会炼金术




钱变成艺术 – 社会炼金术,布面丙烯,122 x 183 cm2014

在下面这幅画中,我描述了我从99日到103日在Kickstarter发起的众筹项目。66名捐款人以在线或者其他方式捐出了1美元到500美元不等的,总金额达到3011美元,因此是项目成功和确认筹资所要求的最低总额2500美元的120%在我提出申请之后,我从参与者那里收到了很多评论,我要衷心感谢这些参与者。我试图在这幅画中描述这些反应,我也在画中表达了这些天里我自己的种种感受。我在其中看到了发起者为了让这个项目被人知道所做的努力,还有一种社会炼金术:艺术家的精力与捐款人的参与混合在一起,通过向着上升曲线顶点的细小笔触来流动。从海拔为0的海平面出发,随着这30天在未知领土的攀登标高平台式上升,正如应该的那样抵达质朴加冕的顶峰。就在这时,只有这时,艺术家的手才能打开集体的保险箱,看到为艺术创作而进行的社会筹款的金钱:诸多怀疑之后的奖时刻这种对于建立在对经济和利润的信仰之上的我们今天这个社会的股市波动与投机梦想的曲线的滑稽模仿之中,我得到了很大的乐趣——从收到的评论中看出,捐款人们也是如此。这种在线的社会学艺术的展示可堪与它金钱的份量相提并论


jeudi 13 novembre 2014

mythe art: le stade foetal


Le stade fœtal, acrylique sur toile, 91 x 91 cm, 2014

Après avoir évoqué tous les stades successifs de création fabulatoire de l’interprétation du monde depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte, il convient de revenir aux deux plus importants, ceux qui initient ce processus de création mythique  entre ordre et désordre, bonheur et malheur: le stade fœtal, puis le stade chaotique.
Du stade fœtal nous ne pouvons qu’imaginer la psyché. Nous l’interprétons comme un état larvaire de quiétude, dans la chaleur sécuritaire de l’utérus maternel. C’est un stade important de première structuration psychique et synaptique de l’enfant à naître. Il se peut que cette période de développement physiologique soit beaucoup plus dramatique, voire douloureuse pour le fœtus, et qu’il en subsiste une mémoire inconsciente moins euphorique qu’on ne se plait à l’imaginer, voire des traumatismes profonds et durables dans la relation biologique et psychique partagée avec la mère génitrice. Plusieurs cas d’analyse psychanalytique semblent le démontrer. Toujours est-il que notre imagination en fait un paradis terrestre originel dont nous avons été chassés douloureusement lors de l’accouchement. Et cette image demeurera un pôle nostalgique de notre interprétation mythique du monde, qui met au premier rang la figure maternelle dans la création mythique, la figure paternelle n’apparaissant qu’après l’accouchement, dans le stade chaotique.

After having mentioned the successive stages of the child developing his imaginary interpretation of the world, since its appearance until entering the adult age, we need to come back to the most determining first stages, which initiate this process of mythical creation switching between order and disorder, felicity and suffering: the foetal and the chaotic stages.
The psychic experience of the foetal stage may only be imagined a posteriori by adults. We believe it to be a larval stage, characterised by the quiet and safe warmth of the mothers’ uterus. Still it is a decisive stage for the original formation of the psyche and for the synaptic building of the brain to be born. This stage of physiological development may also be much more dramatic and less euphoric than we believe, even painful for the embryo, and create in our unconscious memory profound and lasting traumas linked to the biological and psychic relationship shared with the mother. Many cases of psychoanalysis suggest it. However our adult’s phantasm is to believe the foetal stage to have been a heaven on earth from which we were painfully expelled by our birth. This representation will last long as a nostalgic pole of our mythic representation of the world, which create the mythic predominance of the mother’s figure, since the father will not appear before the chaotic stage.

Después de haber indicado las fases sucesivas de interpretación imaginaria del mundo desde su aparición hasta la edad adulta, necesitamos volver a las dos más importantes fases de interpretación, las que inician ese proceso de creación mítica entre orden y desorden, felicidad y dolor: la fase fetal y la fase caótica.
De la experiencia psíquica de la fase fetal no podemos decir mucho sino imaginar como adultos un  estado larvario de tibieza, quietud y seguridad física en el útero materno. Hay que destacar la importancia de esa fase inicial como primera estructuración de la psiquis y de  la red sináptica del cerebro del embrión. Es posible que esa fase de desarrollo fisiológico sea mucho más dramática y menos eufórica, sino dolorosa, con traumas profundos y persistentes en la relación biológica y psíquica compartida con la madre, que nos gusta imaginarla. Varios casos de estudios psicoanalíticos lo sugieren.  No obstante imaginamos esa primera fase como un paraíso original en la tierra, de lo cual fuimos expulsados dolorosamente en el parto. Ese imago permanecerá como un polo nostálgico de nuestra interpretación mítica del mundo, creando la predominancia de la figura mítica de la madre, pues la del padre aparecerá solamente con la fase siguiente del caos.     

Nachdem wir die aufeinanderfolgenden Phasen der mythischen Interpretationen der Welt ab der Geburt bis zum Erwachsenenalter erwähnt haben, wird es nötig zu den zwei ersten und wichtigsten Stadien zurück zu kommen, die dieses Prozess mythischer Vorstellungen zwischen Ordnung und Chaos, Glück und Schmerz initiieren, und zwar die Fetalphase und die Chaosphase.  
Das psychische Erlebnis der Fetalphase dürfen wir nur hypothetische Vorstellungen haben. Wir stellen uns ein Larvenstadium vor, das der  beruhigenden Sanftheit und Sicherheit der Gebärmutter genießt. Es ist eine entscheidende Phase der originellen psychischen Bildung des Embryos und synaptischen Strukturierung des Gehirns. Es ist auch möglich, dass diese  erste Phase der psychischen Entwickelung  viel dramatischer und weniger euphorisch sei, als wir es gerne denken. Es ist sogar denkbar, dass tiefe Trauma von diesem  biologischen und psychischen Zusammenhang mit der Mutter entstehen, die sich dauerhaft im unbewussten  Gedächtnis festsetzen werden. Mehrere psychoanalytische Studien darauf hinweisen. Im Allgemeinen  sehen wir als Erwachsene diese Phase als ein Paradies auf Erden aus dem wir  durch die Geburt vertrieben wurden. Dieses Bild wirkt dann dauerhaft als ein nostalgischer Pol unserer mythischen Weltanschauung, und verstärkt die mythische Vorherrschaft der Figur der Mutter, da die des Vaters erst mit der nächsten chaotischen Phase erscheinen wird.


胎儿

在研究过从诞生直到成年对世界的解读的虚构创作的各个阶段之后,应该回顾两个更加重要的阶段,开启这个在秩序与混乱、幸福与不幸之间的创作过程的两个阶段:胎儿阶段,然后是混乱阶段。我们只能想象胎儿阶段的心理。我们将之诠释为在母亲子宫安全的温暖中一种萌芽的平静状态。这是即将诞生的孩子最早心理和神经突触构成的一个重要阶段。有可能这个心理发展的时期是更加戏剧性的,对于胎儿甚至是痛苦的,从中留下了一份我们不会乐意想象的不那么惬意的无意识记忆,甚至是与亲生母亲的生理与心理关系中深刻而持久的创伤。几个精神分析的案例似乎证明了这一点。我们的想象一直把它当成一个最初的尘世天堂,我们在分娩时被痛苦地从中赶了出来。这幅画面会是我们对于世界的神话解读的一个忧伤的中心点



mercredi 12 novembre 2014

Richard Ibghy et Marilou Lemmens: Les prophètes said, 2013



Installation de Richard Ibghy et Marilou Lemmens à la Biennale de Montréal 20145

Intitulée «L'avenir», la Biennale de Montréal 2014 est incontestablement une bonne édition. J'y ai particulièrement aimé l'installation Les prophètes said, 2013 de ces deux artistes que je ne connaissais pas: Richard Ibghy et Marilou Lemmens, qui abordent le thème de la société quantitative et économique dans laquelle nous vivons. 
Enfin, une prise de conscience qui devrait prévaloir depuis longtemps: celle des artistes paysagistes de la nouvelle nature économique qui s'est imposée à nous.
Voilà 15 ans que je peins ces paysages statistiques et financiers, dans un esprit critique, ironique, mais aussi comme un constat incontournable. L'installation d'Igbhy et Lemmens est présentées sur une longue plateforme (10 m sur 2 peut-être). Ce sont des petites maquettes en trois dimensions, de toutes sortes de matériaux, fil, fil de fer, bois, plexiglas, etc, colorées comme il se doit dans ces diagrammes. Elles sont fragiles, accumulées dans un apparent désordre, comme un micro-cosmos actuel, avec souvent des légendes type statistiques. 
Je me sens moins seul. Rien de mieux, pour montrer le plaisir que j'ai eu à les découvrir, que de reproduire ci-dessous une peinture acrylique sur toile de 1999. Cette toile est actuellement présentée à l'Espace d'art contemporain de l'École des Hautes Études Commerciales (HEC, Jouy-en-Josas, France) dans une exposition intitulée «Économie humaine».:


Le monde comme il va, acrylique sur toile, 91 x 122 cm, 1999.

mardi 11 novembre 2014

Transformer l'argent en art



Transformer l'argent en art - alchimie sociale, acrylique sur toile, 122 x 183 cm, 2014

Voici la peinture où j'évoque l'expérience de financement participatif que je viens de mener avec Kickstarter du 9 septembre au 3 octobre. 66 contributeurs se sont ainsi engagés financièrement, soit en ligne, soit autrement, avec des montants variant de 1$ à 500$, pour un total de $3,011, qui représente donc 120% du montant minimal requis de $2,500 pour que l'expérience soit un succès et que ce financement soit confirmé.
J'ai reçu de nombreux commentaires suite à ma demande auprès des participants, que je remercie sincèrement. J'ai tenté d'évoquer ces réactions dans ce tableau, où j'exprime aussi mes propres sentiments au fil des jours. J'y vois les efforts de l'initiateur pour faire connaître le projet, et une sorte d'alchimie sociale où circule l'énergie de l'artiste se mélangeant aux implications des contributeurs par petites touches dirigées vers le sommet de la courbe de transformation croissante. Partie de l'altitude 0, le niveau de la mer, la côte s'élève par paliers successifs au fil de ces 30 journées d'escalade en territoire inconnu, vers le sommet ingénument couronné, comme il se doit. C'est alors, alors seulement, que la main de l'artiste a pu ouvrir le coffre-fort collectif et voir apparaître l'or de cet engagement social pour la création artistique; un instant de récompense après bien des moments de doute.

J'ai trouvé un grand plaisir - et, je le vois dans les commentaires reçus, les contributeurs aussi - dans cette parodie des courbes de variation boursière et de rêves spéculatifs de nos sociétés d'aujourd'hui, fondées sur la religion de l'économie et du profit. En cela aussi, cette démonstration d'art sociologique en ligne vaut bien son pesant d'or!

lundi 10 novembre 2014

Changing money into art


Changing money into art, acrilic on canvas, 122 x 183 cm, 2014

Here is the final painting concluding my Kickstarter experience. During one month of crowd funding (September 9/October 9) 66 contributors have taking directly part with amounts ranging from $1 to $500 online or otherwise and reaching a total amount of $3,011 - 120% of the minimal pledged for success.
I received many comments and tried to give them echo as well as to my own feelings in this painting. You may see my efforts to publicize the proposition and the kind of social alchemy resulting from the artist’s energy and contributor’s implication merging into the accumulation of small touches converging towards the summit of the diagram. Starting from the sea level, the unknown mountain raises day after day, by successive stages, up to the dreamed summit, allowing finally the artist’s hand to open the collective safe box and see the money of the contributors appear. It shows the social commitment in favor of art creation. It was for me a reward after moments of doubt.
This parody of the financial and speculative diagrams of stock exchanges gave me a great pleasure – as well as to the contributors, according to their comments, in our business and profit minded societies. This demonstration of sociological art on line is also worth its weight in gold! 

dimanche 9 novembre 2014

Cambiar el dinero en arte


Cambiar el dinero en arte, acrílica sobre tela, 122 x 183 cm, 2014


Aquí está la pintura evocando la experiencia de financiamiento colectivo de arte que acabo de llevar a cabo con la plataforma Kickstarter durante un mes (del 9 de Setiembre hasta el 9 de Octubre). 66 contribuidores se han así comprometido a participar con apoyo financiero de un dólar hasta 500 dólares hasta acumular un total de $3,011 – 120% del mínimum de $2,500 exigido para concluir con éxito.
Agradezco por los muchos comentarios recibidos en contestación a mi invitación. Intenté darles un eco en mi pintura, así como a mis propios sentimientos de cada una día. Deseaba expresar los esfuerzos míos para dar a conocer mi proyecto, así como esa alquimia particular entre la energía del artista y la implicación de los contribuidores por toces de pintura dirigidos hacia la cima de la curva creciente de las donaciones. A partir de la altura 0 del nivel del mar, la montaña sube por fases sucesivas durante los 30 días de exploración de una tierra incógnita hacia la cúspide tan esperada en la cual la mano del artista tiene derecho de abrir la caja y recoger el oro de ese compromiso social en favor de la creación artística. Un momento de recompensa después de tantas dudas.

Encontré mucho placer, tanto como los contribuidores – lo me dicen en sus comentarios – realizando esa parodia de las curvas de variación financiera, económica y de los sueños especulativos de nuestras sociedades de hoy obsesivas con la religión del provecho. Por lo tanto esa experiencia de arte sociológica en línea vale también su peso de oro.    

samedi 8 novembre 2014

mythe art: le stade adulte


Le stade adulte – Nuage informatique et papillons modifiés génétiquement, acrylique sur toile, 122 x 183 cm, 2013

Comme des papillons modifiés génétiquement qui rejoignent le nuage informatique, chacun de nous est soumis au moment d’intégrer la société adulte à l’une ou l’autre des grandes figures mythiques, parfois divergentes, qui ont déterminé son interprétation du monde depuis le stade fœtal, et qui régentera l’accomplissement imaginaire de sa vie face au principe de réalité supposé gouverner les hommes. 

The adulthood. Alike genetically modified butterflies who enter into the iCloud, each of us, when it comes to integrate the adult society, is govern by the main sometimes divergent mythical figures, who have determined his or her interpretation of the world since its birth and will run the imaginary achievement of our life in front of the principle of reality which seems wrongly to govern humanity.

La edad adulta. Así como mariposas genéticamente modificadas, cuando se unan a la nube informática, cada uno de nosotros en el momento de entrar en la sociedad adulta está sometido a una u otra figura mítica imponente, unas veces divergentes, que fijaron su interpretación del mundo desde su nacimiento y van a seguir determinando el cumplimiento de su vida frente al principio de realidad que pretende gobernarnos.

Der Erwachsenenalter. Wie genetisch geänderte Schmetterlinge, die zum Cloud Computing anfliegen, jeder von uns wird, wenn die Zeit kommt, in die Erwachsene Gesellschaft sich zu integrieren, einer oder anderen mythischen Hauptfiguren unterworfen, die seit seiner fötalen Entwicklung seine Weltanschauungen hervorgerufen haben,  und die die imaginäre Erfüllung seines Lebens dem Realitätsprinzip entgegen bestimmen werden, der angeblich uns regieren behauptet.


成人阶段 - 话分析。信息云和转基因蝴蝶,布面丙烯,122 X 183 cm2013

来到“成人阶段”,每个人在重要的神话人物之间犹豫,这些人物,有时候是有分歧的,自他降生以来决定了他对世界的解读。从现在开始,面对似乎支配着人们的现实原则,他要选出那个将会支配其人生的假想成就的人物。
就像是这些转基因蝴蝶加入信息云,我们每个人在融入成人社会的时刻都服从于重要神话人物中的某一个。这些神话人物有时候是不一致的,从胎儿阶段开始决定了他对世界的解读,并面对被认为是统治着人们的现实原则支配着他人生的想象成功。