jeudi 24 décembre 2015

Market art, alchimie postmoderne 2


Banque Hervé Fischer, acrylique sur toile, 51 x 61 cm, 2014


L'art, l’or et l'argent ? Leur relation mythique ne date pas d’hier. Elle a d’abord été religieuse. L’idolâtrie du veau d’or de la Bible, l’or des masques cérémoniels incas en attestent parmi tant d’autres ferveurs païennes. Les musées de l’or du Pérou, de Bogota ou du Banco Central de San José au Costa Rica nous montrent avec une splendeur fascinante comment l’or précolombien était identifié à des rituels du pouvoir religieux.  Et même si le Christ chassa les marchands du temple, les Églises ont associé Dieu à la richesse en couvrant d’or, d’argent et de pierres précieuses leurs icônes et leurs objets rituels dans les églises chrétiennes et byzantines. Les églises baroques du Brésil ruissellent d’or. Les auréoles nous disent que la sainteté est dorée. Le Bouddha d’or de Bangkok nous illumine. L’or, la religion et l’art fusionnaient mystiquement pour nous imposer la puissance des dieux et la légitimité de leurs représentants sur Terre. Louis XIV, le Roi Soleil, incarne avec éclat ce symbole qui célèbre l’alliance du trône et de l’autel. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire