jeudi 27 octobre 2016

exposition MARKET ART à la Galerie Parisienne



La banque HERVÉ FISCHER bat monnaie: un produit financier comparé à l'évolution de la valeur en bourse de Boeing et d'Airbus. En référence l'évolution du NASDAQ en 20000.

mardi 25 octobre 2016

La monnaie artistique


La monnaie artistique et le manuel d'instruction alchimique à la Galerie Parisienne

dimanche 23 octobre 2016

Un produit financier



   La valeur indiquée sur le tableau est la valeur de référence de la première vente, ineffaçable dans l'historique de l'évolution spéculative du produit financier.

samedi 22 octobre 2016

Eric Valz: L'art est une marchandise


L’ART EST UNE MARCHANDISE

Hervé Fischer investit la Galerie Parisienne le temps d’une performance et d’une exposition au cœur du calendrier de la Fiac, quelques mois avant une rétrospective de son œuvre programmée au Centre Pompidou. Quarante ans après son apparition, l’art sociologique n’a rien perdu de son impact.

Par Éric Valz
L’Art est une marchandise
À l’heure du procès Wildenstein, où l’on apprendra que les Fragonard, Cézanne, Degas, Monet ou Picasso accumulés depuis plus d’un siècle par une dynastie de marchands d’art n’ont d’autre utilité que d’être gagés en banque pour emprunter à taux réduit, l’argent étant ensuite placé avec un rendement supérieur, une exposition consacrée à Hervé Fischer, en plein cœur du calendrier de la Fiac, ne peut que réjouir les vrais amateurs d’art.

L’art en question
Intitulée « Market art, alchimie postmoderne – changer l’art en argent et vice-versa », l’exposition présente, entre autres, au premier étage de la galerie, une série de tableaux consacrés à l’économie. Sur chaque toile de la banque Hervé Fischer est peint un montant qui restera la valeur d’origine de chacune pour toute transaction à venir. Un pied de nez aux marchands du temple qui font grimper artificiellement la cote de leurs artistes ou qui entretiennent le fantasme du profit cash sur un nouveau Jean-Michel Basquiat. Un travail de très longue haleine, qui prend racine dans les seventies avec l’apparition de l’art sociologique, « pratique artistique remettant l’art en question en le référant à son contexte idéologique, socio-économique et politique, d’une part, et d’autre part en attirant l’attention sur ses canaux de communication, sur ses circuits de diffusion, sur leur éventuelle perturbation et subversion. » Les nouvelles cathédrales de l’art, les Fondations (Pinault, Louis Vuitton), apprécieront dans ses performances ses critiques des mécanismes dans l’art ou la mise en lumière du circuit du pouvoir et de l’argent.
tableau
Adulte mâle citoyen des villes
Car la sensibilité d’aujourd’hui, explique alors (en 1974) le Collectif Art sociologique (Hervé Fischer, Fred Forest et Jean-Paul Thénot), n’a plus pour trame le rapport de l’homme individualisé au monde mais celui de l’homme à la société qui le produit. Ce que Gilles Deleuze traduira par : « En Occident, l’étalon que suppose toute majorité, c’est : homme, adulte mâle citoyen des villes. »
Dans l’Hygiène de l’art de Fischer, le plastique devient modernité et s’ingère sous forme de pilules… Après avoir émigré au Québec et s’être immergé dans les technologies numériques, il s’autoproclame peintre primitif du numérique et dresse le portrait de l’ADN en langage binaire, sexualise les codes-barres.

Ovide au pinceau
Dans sa Métamorphose d’Euclide, il est un Ovide au pinceau, transformant sur toile les courbes de variations quantitatives en paysage Renaissance (mon œuvre préférée). De cette peinture à l’âge du numérique, il détournera encore l’imagerie scientifique – les drapeaux ne peuvent rien sans les trompettes – sur les données planétaires en planches anatomiques, voire en iris d’ozone qui nous questionnent du regard. Ou comment transformer la douleur d’un monde qui s’éteint en poésie pure « like a child’s dream from the rings of Saturn », chante Nick Cave après la mort de son fils.
Cela vaut bien une déflagration, un coup de fusil à la Niki de Saint-Phalle, écho de cette lointaine époque du Nouveau Réalisme dont l’odeur de poudre nous fait encore relever le nez. Aujourd’hui artiste alchimiste, Fischer écrit : « Ce que nous attendons de l’art, c’est qu’il exalte l’imaginaire de l’épopée humaine […] dans ses excès comme dans son ordinaire et ses aliénations. »

fisherMarket art, alchimie postmoderne – changer l’art en argent et vice-versa
Hervé Fischer.
Galerie Parisienne, 26, rue de Seine, 75006 Paris.
Du 20 au 29 octobre 2016.

Alchimie postmoderne


Changer l'art en argent et vice versa ; Une alchimie qui est devenue toxique, alors que l'art est utilisé comme un produit financier de spéculation parmi d'autres.

vendredi 21 octobre 2016

                             


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
HERVÉ FISCHER
21 au 29 octobre 2016
vernissage le 20 octobre 2016
market art alchimie postmoderne
En plein coeur du calendrier de la Fiac, du 21 au 29 octobre 2016 et précédant une exposition de son travail au Centre Georges Pompidou prévue en 2017, Hervé Fischer, qui se présente souvent lui-même comme un peintre « primitif » du monde numérique, investit la Galerie Parisienne le temps d’une performance et d’une exposition qui poursuivent et actualisent une série d’oeuvres commencée dans les années 70 : « Market art, alchimie postmoderne — changer l’art en argent et vice versa ».
Voici en quelques mots le scénario de l’éphémère transmutation de cette « économie imaginaire » :
« L’artiste-alchimiste revêt sa blouse blanche et rappelle aux participants l’importance des rituels et des invocations. (…) Avec des craies de pigments à l’huile, l’alchimiste trace successivement chacun des mots prononcés sur une toile vierge. Au fur et à mesure de leur transcription, la toile s’emplit d’écritures bigarrées jusqu’à saturation. La transmutation s’opère donc collectivement, dans la chaleur des échanges. La performance est terminée lorsque la toile est recouverte par le mélange des pigments huilés évoquant un instantané de la société. Comme un précipité sociologique, la peinture se transforme alors en art, que l’alchimiste signera rituellement de sa main pour garantir sa valeur financière. »
LA
GALERIE
PARISIENNE
26, rue de Seine 75006 Paris
téléphone
+33(0)6.03.36.09.06
courriel
lagalerieparisienne@gmail.com
Tandis qu’au premier étage de la galerie est présentée la série de tableaux
consacrés à l’économie. Sur chaque toile de la Banque Fischer est peint un
montant, qui varie mais qui restera la valeur d’origine de chacune pour
toute transaction à venir.
« Ces toiles évoquent l’importance cruciale dans nos sociétés actuelles de
l’économie et des finances, que l’art devrait explorer aujourd’hui avec la
même attention qu’il consacra jadis au paysage ou au nu ».
Dans l’ « OEuvre au noir » de Marguerite Yourcenar, l’alchimiste et
humaniste Zénon Ligre symbolise l’homme qui cherche mais ne peut
taire la vérité au milieu de ses contemporains dont seuls certains le
comprennent.
« La formule «L’OEuvre au noir» », telle que l’explique elle-même Yourcenar,
« désigne dans les traités alchimiques la phase de séparation et de
dissolution de la substance qui était, dit-on, la part la plus difficile
du Grand OEuvre. On discute encore si cette expression s’appliquait
à d’audacieuses expériences sur la matière elle-même ou s’entendait
symboliquement des épreuves de l’esprit se libérant des routines et des
préjugés. Sans doute a-t-elle signifié tour à tour ou à la fois l’un et l’autre. »
On retrouve, plus ou moins, trois phases « colorées » chez l’ensemble des
alchimistes, noir, blanc et rouge. Pantheus en distingue quatre, dans son
Voarchadumia contra alchimiam (1530) : corruption - génération -
augmentation - fixation.
Des termes qui ne sont pas loin d’évoquer le marché de l’art et ses dérives
spéculatives, mais également l’idée d’une destruction créative que l’on
retrouve dans l’art.
L’oeuvre d’Hervé Fischer pose les questions suivantes, avec leurs
paradoxes : « Le market art épouse l’actualité mythique, celle du
capitalisme financier. Il était hier religieux, il est aujourd’hui financier,
hier aliénant et toxique, aujourd’hui dominateur. Faut-il s’y résigner ?
Certainement pas. » Pour autant « le capitalisme ne mérite pas d’être
démonisé pour l’hommage qu’il rend à l’art. » « L’économie impose-t-elle
une nouvelle problématique artistique ? »
L’alchimie postmoderne selon laquelle Hervé Fischer propose aux
intéressés de transformer de l’argent en art trouve un espace propice
à la Galerie Parisienne, qui fait aussi commerce de bijoux anciens d’or
et est équipée d’un sas de sécurité comme le serait une banque. Les billets
d’alchimie financière sont donc exposés dans les conditions de confiance
et de protection requis par ce genre de transaction.
En regard du passé comme de l’avenir l’artiste alchimiste insiste sur
l’essentiel: « Ce que nous attendons de l’art, c’est qu’il exalte
l’imaginaire de l’épopée humaine dans ses ambitions comme
dans ses modesties, dans ses excès comme dans son ordinaire et ses
aliénations. »
Les extraits cités dans ce communiqué sont tirés du livre «Market Art»
d’Hervé Fischer aux éditions François Bourin dont cette exposition sera
l’occasion de célébrer la sortie.
LA
GALERIE
PARISIENNE

jeudi 20 octobre 2016

MARKET ART à la Banque HERVÉ FISCHER


La Banque Hervé Fischer s'est installée à la Galerie Parisienne, 26, rue de Seine, le 20 octobre 2016, au cœur de la FIAC.

mercredi 19 octobre 2016

La Banque HERVÉ FISCHER


A partir du 20 octobre à la Galerie parisienne, 26 rue de Seine, Paris

mardi 18 octobre 2016

Lancement du livre MARKET ART



Aux éditions François Bourin, octobre 2016
Le parfait petit manuel d'alchimie postmoderne pour changer l'art en argent et vice versa.

Une nouvelle banque à Paris, spécialisée dans la spéculation artistique


samedi 15 octobre 2016

Conférence à la Fondation Ricard, Paris

Mesdames, Messieurs,

la prochaine rencontre des Invitations à l'imaginaire aura lieu mardi 25 octobre 2016, à 19h autour du thème "Regard croisé sur l'art et le numérique".

À cette occasion, Michel Maffesoli reçoit Patrick Tacussel, professeur de sociologie à Montpellier, et Hervé Fischer, artiste et sociologue, Montréal, à débattre à l'occasion de la publication du livre de ce dernier : _MARKET ART_, édition François Bourin, sur l'évolution actuelle de l'art dans le devenir postmoderne de nos sociétés.

Le débat prendra exemple de la performance _Alchimie sociologique postmoderne_ * qu'Hervé Fischer présentera le 20 octobre à l'occasion de son exposition et du lancement de son livre MARKET ART, dans lequel il analyse l'évolution actuelle de l'art comme produit financier de
spéculation: « Le phénomène est si caractéristique de notre époque, si mondial, qu'il n'y a plus de nouveau mouvement artistique qu'on puisse nommer, sinon, par défaut, ce market art, comme on parlait jadis de l'impressionnisme ou de l'art abstrait. » Cela ne permet-il pas de (re) penser l'art au quotidien ? Comment faire de sa vie une œuvre d'art ?

MARDI 25 OCTOBRE 2016, À 19H, ENTRÉE LIBRE

Fondation d'entreprise Ricard
12 rue Boissy d'Anglas,
Paris 75008, 1er étage

Métro : Concorde ou Madeleine