mardi 18 décembre 2018

Ma vie d'artiste

Ma vie


Toute ma vie professionnelle s'est construite autour de cette question, qui résumait mes quêtes antérieures, que j'ai formulée à l'âge de 30 ans exactement, en octobre 1971, sur un panneau de signalisation en tôle émaillée: 


ART - AVEZ-VOUS QUELQUE CHSE À DÉCLARER?

Ma question était à la fois sociologique et mythanalytique. Sociologique parce que ce panneau de "douane culturelle" renvoyait à des clivages sociologiques au moment où émergeait en force l'avant-gardisme élitiste que je critiquais. Mythanalytique, parce que le mythe de l'art était alors déjà pour moi le mythe le plus significatif de notre rapport au monde du point de vue de la création et de l'interprétation que nous en construisons. 
Depuis, j'ai travaillé à construire une théorie et une pratique de l'art sociologique qui sont devenues aussi une pratique mythanalytique, comme en témoignent mes innombrables performances sociologiques successives dans divers groupes sociaux, grâce aux quelles j'ai pu maîtriser ma névrose d'enfant et sur la base des quelles j'ai pu construire la théorie de la mythanalyse que je propose de plus en plus publiquement. 
Je n'avais pas en tête un projet aussi clair que le compte rendu que j'en formule aujourd'hui. J'étais plutôt confronté à mes incertitudes, ma solitude, mes angoisses existentielles et je progressais sans en avoir vraiment conscience. Je ne savais pas bien comment assumer cette double activité théorique et pratique, que ni le milieu artistique, ni le milieu intellectuel, encore moins universitaire, n'étaient disposés à reconnaître. C'était par moment  - à de nombreuses et longues reprises, décourageant; parfois un petit signal de reconnaissance me relançait dans mon activisme incessant. J'ai essayé dans les années 1980-90 d'en faire mon deuil, en vain. J'y ai finalement consacré ma vie. 
Mais avec le recul du temps, aujourd'hui, à 77 ans, 47 ans plus tard, je prends pleinement conscience de l'unité de cette démarche. L'art sociologique a été ma pratique artistique, mais aussi mon analyse mythanalytique. Et la théorie de la mythanalyse que j'ai ainsi construite, était donc inséparable de ma démarche artistique. L'une a été la base de l'autre et réciproquement. J'ai passé ma vie à répondre à ma question originelle sur l'art : ces quelques mots sur tôle émaillée!
Cette question inscrite sur ce panneau de signalisation routière a donc été la plus fondamentale, la plus importante, la plus persistante de ma vie. Elle embrassait toutes les autres. Elle exigeait réponse. Il est étonnant pour moi de découvrir si tardivement qu'elle résumait ma question existentielle individuelle, sociale, théorique et pratique. Elle a commandé toutes mes questions secondaires. Elle a commandé ma vie. 
Bien sûr, il est impensable que j'y réponde pleinement. Mais je sais qu'elle a constitué l'unité de ma vie, de ma démarche artistique et théorique, l'une appelant l'autre, nourrissant l'autre et réciproquement. Au moins, cela est-il aujourd'hui devenu clair pour moi.
Et j'ai même eu le bonheur d'y fonder mon exigence éthique dans l'utopie de l'hyperhumanisme et de l'éthique planétaire qui en résulte. J'ai donc le sentiment d'avoir complété l'édifice. Mon essai sur l'hyper humanisme est aujourd'hui écrit et attend une réponse d'éditeur. 
Reste à aboutir dans la rédaction de ma théorie de la mythanalyse. Ce travail commencé lui aussi dans les années 1970 est très avancé, mais il progresse encore chaque jour et je ne sais pas le temps qu'il me faudra encore pour le juger suffisamment abouti et le soumette à un éditeur. Cela fera sans doute alors quelque cinquante ans que j'y réfléchis et que je le rédige selon diverses séquences. Je veux juste espérer que je pourrai vivre encore suffisamment d'années pour le compléter.

vendredi 30 novembre 2018

Une rencontre mémorable au CEAC à Toronto en 1976


De Kay did put this message to me on his Facebook page. Of course, l remember. It was at the Centre for experimental art and communication founded by Amerigo Marras, Duncan street in Toronto in november 1976. 

Later on Amerigo Marras came to attend in Paris our Third Front against New York meeting at the École sociologique interrogative.

 

Dans la revue québécoise Inter, Richard Martel rapporte:

Une réunion célèbre, organisée par Amerigo MARRAS, a été tenue au CEAC à Toronto et faisait suite à la rencontre à laquelle MARRAS avait participé lors de l'événement Art as Contextual Art tenu au Malmô Konsthall en Suède le 9 février 1976. C'est Jean SELLEM qui avait organisé à l'Université de Lund, pour The Institute of Art History, cette première exposition sur l'art contextuel polonais avec la participation de Wojciech BRUSZEWSKI, Zbigniew DLUBAK, Henryk GAJEWSKI, Andrzej JORCZAK, Anna KUTERA, Pawel KWIEK, Romuald KUTERA Lech MROZEK, Jozef ROBAKOWSKI, Jan SWIDZINSKI et Ryszard WASKO. C'est à cette occasion qu'Amerigo MARRAS avait contacté Jan SWIDZINSKI et fait connaissance avec l'art contextuel. Puis, par la suite s'est tenue en novembre 1976 à Toronto, la fameuse réunion entre Jan SWIDZINSKI, Hervé FISCHER, ART AND LANGUAGE, Joseph KOSUTH et Sarah CHARLESWORTH. Un dossier sur cette rencontre est paru dans le numéro 5 de la revue Parachute, à l'hiver 1976. Hervé FISCHER commentait : « Ce qui nous intéresse dans la proposition de l'art contextuel, c'est son antidogmatisme, son intérêt pour les processus continuels de déstructuration de modes de pensée qui ne correspondent plus à la réalité et l'opposition d'autres modes de pensée plus adéquats ». L'art contextuel était en fait écartelé, si l'on peut s'exprimer ainsi, entre l'art conceptuel et l'art sociologique.

Dans les archives de l'Art Gallery of Ontario, on trouve ceci, répertorié dans le John Faichney's archives:


File: Contextual Art Symposium – Day 1 Nov 10 1976 Original typed transcript made by John Faichney from a tape of the proceedings. The symposium was organized by Amerigo Marras at CEAC who invited Jan Swidzinski and Herve Fischer from Europe, Sarah Charlesworth and Joseph Kosuth from New York. A number of Canadian artists also participated, including Vera Frenkel, Terry McGlade and Carol Conde 1.8 File: Contextual Art Symposium – Day 2 Nov 11 1976 Transcript of the second and final day of the symposium, with the additional participation of Ron Gillespie, Paul Wong and writer John Bentley Mays 1.9 File: Contextual Art Symposium – notes 1976 John Faichney’s notes on the symposium and several pages of an edited version, by Honey [Novick] 1.10

Publication in the art magazine Art&Communication (from my archives at the Bibiothèque Kandinsky at the Pompidou Centre, Paris), received from Juliane Debeusscher:




And 2 photos from the meeting at the École sociologique in my house in Paris, held before the meeting in Toronto:












Here is a nice photo of Amerigo Marras, who 
talks about CEAC by Robert Handforth (Only Paper Today, Nov-Dec. 1976)




jeudi 29 novembre 2018

Art engagé à la Documenta de Kassel en 1982.


Francis Gagnon a mis cette photo sur sa page Facebook avec le message: Hervé, t'en souviens-tu? Nous étions à la Documenta de Kassel en 1982, organisant un atelier d'art engagé sur la Documenta, hébergé dans le grenier du Fredericianum. Ici, à droite de la photo.  À gauche Klaus Staeck, créateur d'affiches politiques virulentes postdadaïstes. Une trentaine d'artistes et étudiants allemands, québécois - dont Richard Martel -. et français étaient avec nous pour discuter quotidiennement des enjeux politiques et de l'art. Bien sûr, je m'en souviens. C'est aussi la Documenta où j'ai installé une cinquantaine de panneaux signalétiques ART - MYTHE avec des lunettes de protection et mené enquête auprès des habitants de Kassel et des visiteurs de la Documenta:



dimanche 25 novembre 2018

Les archives de John Armleder au MAMCO,Genève

Un bonheur de voir exposées au MAMCO de Genève les archives de John Armleder du Groupe Ecart, que j'ai beaucoup fréquenté dans les années 1970 et avec qui nous avions prévu la publication d'un tome 2 de ART & COMMUNICATION MARGINALE (Balland, 1974), demeuré sur des palettes, non relié et non diffusé. Le MAMCO envisage maintenant de relier le livre et le diffuser. Il contient des trésors de l'époque de tampomanie artistique.
Photos de Edna dos Santosd (Brésil) et Philippe Boissonnet (Québec).






                             



samedi 24 novembre 2018

Manfred Mohr, Gilles Gheerbrant, Jacques Palumbo

Catalogue d'exposition de Manfred Mohr à Stuttgart en 1986-1987. Photo communiquée par Didier Schulmann.

vendredi 26 octobre 2018

Photo satellite du Centre Pompidou



ART -Avez-vous quelque chose à déclarer? Je remercie Tanguy Le Chapelier qui m'a envoyé cette photo satellite du Centre Pompidou avec la peinture de mon panneau sur le pavé du parvis (été 2017). Source: cartographie Google Earth et Digital Globe. 

jeudi 6 septembre 2018

Le progrès de l'art



L'art s'est successivement soumis à la magie, à la religion, au pouvoir, à l'esthétique, et maintenant au capitalisme spéculatif : il est devenu un produit financier. De quel progrès parle-t-on?

vendredi 10 août 2018

International Open Encounter on Video, a text from Maya Jacobs


Maya Jacobs has dedicated her master study at the Gent University (Belgian) to the 5th International Open Encounter on Video held in February 1976 at the ICC in Antwerpen by Florent Bex and Jorge Glusberg founder of the Centro fort Art and Communication (CAYC - Buenos Aires). As the catalogue of the Encounter has totally disappeared and even was probably never published, Maya Jacobs has undertaken its reconstitution. An exceptional, difficult but successful result worth the lecture, as it reminds the atmosphere, the many important video artists, art critics and the works of that time. Without her steady efforts it would have been simply forgotten.



Jan Swidzinski from Poland, founder of Contextual art © MuHKA 


Hervé Fischer, sociological art © MuHKA

lundi 23 juillet 2018

Le progrès en art et dans la société


L'évolution de la société change l'art. Ls sociologie de l'art le démontre. Mais nous croyons aussi que l'art change la société. C'est le fondement de l'art sociologique. 


Comment pouvons-nous dès lors postuler qu'il n'y a pas de progrès en art, alors que nous croyons fermement au progrès global, humain de la société?
Parce que ce sont deux évidences aussi fortes l'une que l'autre, malgré des creux historiques et des moments chaotiques, voire de terribles reculs. Sisyphe est un volontariste, optimiste obstiné !

mardi 17 juillet 2018

Hervé Fischer et l'art sociologique au Centre Pompidou





Centre POMPIDOU  bilan officiel 2017
    http://bilan-activite-2017.centrepompidou.fr/

  • Les expositions majeures (« David Hockney », « René Magritte. La Trahison des images », « Cy Twombly », « Walker Evans », « André Derain », « Hervé Fischer et l'art sociologique », « Nalini Malani. La rébellion des morts, rétrospective 1969-2018 », « Les 10 ans du prix Guerlain »,
HERVÉ FISCHER ET L’ART SOCIOLOGIQUE
Galerie du Musée
Commissaire : Sophie Duplaix
15 juin 2017 - 11 septembre 2017
Le Centre Pompidou a consacré une exposition à l’œuvre du franco-canadien Hervé Fischer. Artiste, sociologue, penseur, chercheur, Hervé Fischer, à partir de son concept d’art sociologique initié dans les années 1970, questionne aujourd’hui les technologies digitales. En trois volets, cette exposition s’ouvrait sur l’œuvre de l’artiste du début des années 1970 jusqu’au milieu des années 1980, puis explorait son travail de la fin des années 1990 à aujourd’hui, et se terminait sur les pratiques numériques et une réflexion autour de leurs nouveaux usages. 
L'exposition a accueilli 189 000 visiteurs.

vendredi 13 juillet 2018

PAUL REBEYROLLE, vue par Florence Alonzo


Paul Rebeyrolle ou la beauté de l’effraction.

Exposition monographique de Paul Rebeyrolle, au Domaine national de Chambord
« Paul Rebeyrolle, © ADAGP, Paris 2012 ».
L’Hommage à Courbet n°3 1993 Technique mixte sur toile 146x174 cm ©Michel Nguyen Collection Laurence et Jean-Pierre Courcol
Il y a des univers qui dérangent, des formes éventrées, des corps sans peau dont on voit l’ossature, du sang. Il y a ces cris des suppliciés que l’on devine et que l’on entend presque. Il y a ses baignoires pleines, ses fauteuils de juges, cette nourriture si terrestre, ses seins, ses fesses, ses culs de singe… Il y a ce point de vue qui déchire la réalité et qui jamais ne la représente. Il y a ces mises en scène de la loi, de la torture, de l’enfermement, de la nature, de l’amour. Il y a cette palette de couleurs si douce, sans aucune complaisance, sans jamais de satisfaction.

Voir en ligne : www.espace-rebeyrolle.com
Il y a cette grandeur pour dénoncer la l’étroitesse d’une société qui a asservi l’homme à ses convenances. Il y a cette animalité sans laquelle l’homme ne sera pas homme. Il y a ces distorsions de corps, ces conglomérats de matière, cette vermiculite chargée de colle, ces grillages. Il y a surtout cette lumière dont Chambord, la royale presque pâlit. C’est au deuxième étage du château, sous les voûtes à caissons Renaissance que le Domaine national de Chambord, sous la direction de Jean d’Haussonville, a ouvert ses portes jusqu’au 23 septembre 2012 à l’un de nos plus grands peintres de la seconde moitié du XXème siècle.
C’est en effet la première grande exposition monographique de Paul Rebeyrolle organisée depuis l’exposition de 1979, au Grand Palais, à Paris. Plus de cinquante œuvres, sur près de 900 m2 d’exposition, magnifiquement orchestrées par l’œil expert de Jean-Louis Prat, directeur de la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence pendant 35 ans.
Paul Rebeyrolle est né en en 1926 à Eymoutiers en Haute-Vienne. De son enfance, meurtrie par la maladie : son état de santé nécessite une immobilisation totale pendant cinq ans, il gardera les paysages champêtres, les arbres, les animaux, la terre Limousine. Ses parents, instituteurs de la République lui apprennent à lire. Il dessine et veut devenir peintre. A l’âge de 18 ans, il monte à Paris par le « premier train de la Libération ». Il parcourt les galeries : Soutine, Picasso. Il découvre le Louvre en 1947, quand le musée ouvre à nouveau ses portes. Révélation des Vénitiens, des Rubens, des Rembrandt… Il s’engage, devient membre du Parti Communiste qu’il quitte en 1956 à l’invasion de la Hongrie et en réaction à la position ambiguë du PC face à la guerre d’Algérie. Engagé, il le restera toujours. Son arme est picturale. « Pour revenir à une notion simple, je me bats contre le décoratif, tu l’as senti, parce que je crois que la peinture, c’est le décoratif plus autre chose. C’est cet excès qui compte. Il faut qu’un tableau soit non seulement un beau et bon tableau, mais surtout qu’il aille au-delà du beau et du bon, avec une portée paroxystique qui t’empêche d’aller tranquillement sur des sentiers battus ou des demi-mesures » Propos de Paul Rebeyrolle recueillis in Paul Rebeyrolle la peinture hors normes, conversation avec Francis Marmande, 2009 Musée des Beaux Arts de Valenciennes.
En 1967, il utilise déjà son procédé d’insertion d’objets à la surface même de la toile. Il y intègre les matières du monde. « De ces amalgames surgissent des images qui affirment la résurrection de la matière, par la même de la peinture. » Jean-Louis Prat Les corps à corps de Rebeyrolle in catalogue de l’exposition, p.13.
Paul Rebeyrolle n’avait aucun carnet de croquis. Il ne travaillait qu’à la mémoire visuelle. Sur les huiles, les colles, les essences, les acétates, Francis Marmande, professeur de littérature à l’Université Paris-Diderot et ami du peintre, nous rappelle que Paul Rebeyrolle était « intarissable ». Travailleur infatigable, il aimait à retrouver son atelier de Boudreville en Bourgogne tous les matins : « Il faut qu’il y ait une joie de peindre ». Pourtant Paul Rebeyrolle nous malmène. Ses grands formats nous obligent à voir une réalité, un système par trop « autofage ». Ils nous déroutent, abattent nos conformismes, nous obligent presque à détourner les yeux, tant certaines scènes sont violentes « Suicide n° 3 » , « L’Agression », « Les Magistrats II » (1990), « Aliénation totale » ou « Nu aux ecchymoses » (1980) : « Il faut que la peinture alerte » se plaisait-il à dire ...mais le souvenir d’un bleu outrancier, l’éclat d’un rouge sang, la présence d’un jaune mimosa, la violine d’un grain de raisin nous ramène à la toile.
Dès 1968, il peint un cycle de séries. Chaque titre, reflet de ses engagements, est une « Splendeur de la vérité » : « Faillite de la science bourgeoise » (1973), « Natures mortes et pouvoir » (1975), « Les Evasions manquées »(1980-1982),« Le Sac de Madame Tellikdjian »(1983-1984) , « Les Panthéons » (1990-1991), « A propos de Courbet » (1993), « Bacchus » (1998), « Le Monétarisme »(1999) pour n’en citer que quelques uns. Peintre de la monstruosité de notre civilisation, sans aucune concession, Paul Rebeyrolle brise les clôtures, fracture, pénètre les domaines réservés de la loi et ses « Magistrats » (1991), série « Les Panthéons » Peinture sur toile, Technique mixte (275 x 275 cm), se délectent, assis confortablement dans de larges fauteuils noirs, tandis qu’un pauvre bougre se débat dans une baignoire de jugements. Légitimité éventrée.
Peintre de la faune : vache rouge, sanglier gris, carpe, lapin…peintre de la terre, de la Nature, dont il saisit la vérité en osant le silicone. « Un arbre » (2000) Peinture sur toile, Technique mixte, (300 x 140 cm). Peintre du grotesque, du monstrueux, de la « furor » des hommes, de la volupté aussi avec sa « Véronique 2 » (1994) série « Splendeur de la Vérité », Technique mixte sur toile (284 X 175 cm) femme debout tout en sein, en ventre, en ovaires laiteuses ; avec son « Hommage à Courbet n° 3 » (1993), Technique mixte sur toile (146 x 174 cm). Ventre offert, cuisses ouvertes, la femme écarte les poils de son pubis noir pour mieux montrer son clitoris. Chair de l’origine. Caresse du sublime.
Paul Rebeyrolle, « Le plus grand peintre de la chair en son temps. Ecchymoses comprises » Francis Marmande, Rebeyrolle au javelot in Catalogue de l’exposition p.67