samedi 12 décembre 2020

Io sono la foresta amazzonica


 


À L'INVITATION DE Ruggero Maggi pour participer à son Archive of Artistic Works and Projects about the Amazonic World. 

Installation flexible de peinture acrylique sur toile environ 200x 60 cm. 


Su invito di Ruggero Maggi, questa installazione di un dipinto acrilico su tela di 200x60 cm, a pavimento o a parete, con detriti carbonizzati neri intorno, a seconda di chi lo possiede. Dicembre 2020.

La vaghezza dei pixel della tipografia


 

Sono lieto di partecipare da Montreal, Quebec, Canada, a questa celebrazione dei quindici anni di attività innovativa dell'amico Orazio Maria Valastro.

Condivido pienamente la visione di Orazio di una pratica di laboratori di scrittura autobiografica che si propone di risvegliare il nostro ascolto sensibile di noi stessi, degli altri e del mondo, soprattutto nel caos di oggi, che ci impone di riscoprire l'immaginazione creativa, la libertà e la responsabilità estetica ed etica personale. Sono felice che la città di Catania partecipa a questo tributo.

Nella cartolina curata per l'occasione, pubblicata da Orazio Maria Valastro, ho scelto 

la vaghezza dei pixel della tipografia per esprimere la debolezza delle emozioni umane in tensione con il potere magico delle tecnologie digitali. Se non crediamo nell'Uomo, non c'è soluzione. Contro ogni pronostico, Orazio Maria Valastro, come me, crede nell'Uomo ed è per questo che lavoriamo sodo. Grazie per avermi dato la parola. Anche se sono geograficamente lontano da tutti voi, mi sento molto vicino a tutti voi.

samedi 21 novembre 2020

Du tampon caoutchouc à l'internet et à Twitter, 2012

 239 | 2012

Le mail art

La poste libertaire

Du tampon caoutchouc à l’internet et à Twitter
Hervé Fischer
p. 89-91

Index terms

Geographical index: 

France

Chronological index: 

20e siècle21e siècle
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Full text

1Au début des années 1970, à Paris, je commençais à diffuser par la poste mes premiers tracts-manifestes de l’hygiène de l’art et de l’art sociologique, tagués de tampons d’artistes bleus, rouges ou noirs, aux formules synthétiques (ill. 1) ou j’envoyais des chèques tamponnés « campagne prophylactique ».

2Et j’ai commencé à recevoir aussi dans ma boîte à lettres des petits envois d’objets de la vie quotidienne : cheveux, ticket d’autobus, paquet de cigarettes vide, bout de papier journal, étiquette de boîte de conserve, mégot, dans la tradition des échanges Fluxus ou de la New York Correspondance School of art de Ray Johnson. 

3Et comme je multipliais les tampons caoutchouc dans les diverses langues de mes voyages, selon mes performances et mes réseaux d’amis, j’ai vu naître une véritable frénésie qui gagnait les enveloppes mêmes des envois postaux, à côté des timbres, parfois doublés de faux timbres créés par les artistes, comme Jim Felter, de Vancouver, une « tampomanie » qui se déploya aussi en œuvres grand format ou en codex roulés et en livres d’artistes entièrement composés de tampons caoutchouc de différentes tailles et couleurs, répétés éventuellement jusqu’à constituer une sorte de pixel bizarre accumulé pour suggérer des paysages ou des portraits. (ill. 2)

4Nous aimions tous la flexibilité, l’efficacité et le faible coût de ce moyen d’expression artistique. Mais c’était moins cet aspect plastique que la parodie bureaucratique qui m’intéressait du point de vue de l’art sociologique. Car ces envois postaux avec leurs tampons venaient souvent de pays sous dictature, d’Europe de l’Est ou d’Amérique latine, où les artistes tentaient d’échapper par la poste à leur isolement du reste du monde artistique, et avaient le goût de parodier les excès de pouvoir de leurs bureaucraties rigides par des tampons poétiques, quotidiens ou parodiques, usant de la litote pour ne pas se faire arrêter.

5Je reçus en quelques mois tant d’envois postaux portant tant de tampons caoutchouc, que je pris conscience de l’importance artistique et historique de ce nouveau mode d’expression et que je décidai de faire circuler dans le réseau une invitation aux artistes à m’envoyer des correspondances avec leurs tampons pour les réunir dans un livre et une exposition itinérante. Je vivais alors à Paris, boulevard de Charonne, dans un ancien entrepôt atelier qui devint rapidement aussi le point de chute de nombreux artistes nomades ou désargentés en visite en Europe et que je transformai bientôt non seulement en lieu d’hébergement et de rencontres artistiques gratuit, mais aussi en « École sociologique interrogative », où j’organisai pendant plusieurs années dans le sous-sol avec le collectif d’art sociologique des rencontres-débats, performances et petites expositions sur toutes sortes de sujets de l’époque, aussi bien artistiques que politiques ou philosophiques. 

6Je reçus alors un matériel artistique si abondant, si riche, si significatif de cette époque politiquement difficile et artistiquement créatrice, que j’en fis circuler en effet une sélection fascinante dans des expositions en France et à l’étranger. Il y avait toujours aussi des tables de tampons à disposition des visiteurs (ill. 3). J’ai d’ailleurs repris cette tradition en 2010 lors de mon exposition rétrospective au musée d’Art moderne de Céret.

7Le livre parût chez Balland à Paris en 1974, en français, allemand et anglais. Quatre éditions spéciales furent produites complétées par un jeu d’originaux, (qui sont aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de Paris, au musée d’Art et d’histoire de Genève et au musée d’Art moderne de New York. J’en ai gardé la quatrième copie et l’équivalent d’un mètre cube ou plus de livres d’artistes, objets, liasses de feuilles, etc., tamponnés sur toutes les coutures, qui attentent de trouver un destinataire pérenne, collectionneur privé ou institution publique capable de les protéger et de les indexer. Un volume 2, complémentaire de ce livre, a d’ailleurs été imprimé à Genève par le groupe Ecart (John Armleder), mais sans qu’il soit jamais relié ni distribué. 

8J’ai beaucoup utilisé moi-même ces tampons aussi dans mes performances de la Pharmacie Fischer, sur les boîtes de pilules et sur mon papier à prescription, ou pour authentifier les cartes d’identité imaginaire que je délivrai dans mes kiosques publics, etc.

9Et depuis 2010, j’ai réactivé avec l’internet ma pratique d’art postal. Ma Pharmacie Fischer est désormais en ligne, comme tant d’autres distributeurs de médicaments sur l’internet. Plus besoin de courir à la poste et de payer. Le service de distribution est immédiat. On peut faire des envois massifs. Nous voilà désormais avec, si je puis dire, « l’Internet Social Media of Art » qui permet de réanimer l’initiative de Ray Johnson, et de lui donner un nouveau rayonnement.

10Et sur les réseaux sociaux je tweete en images en plus des cent quarante caractères d’usage. Dans ce que j’appelle le « Tweet art » et la « Tweet philosophie », je reprends et réactive mes vieilles habitudes de l’art postal et du tamponnage : je tagge. Le support, le médium et le réseau se sont extraordinairement développés grâce au numérique. Les thèmes ont évolué, mais le geste de l’artiste et du philosophe demeurent les mêmes : créer un langage fluide, pénétrant, efficace, actuel, critique, interrogatif. Un langage accessible, qui ne coûte pas cher. J’ai ainsi créé et diffusé des centaines de tweets d’artistes : des petites images iconiques qui circulent par contamination virale. Nous demeurons dans la thématique « Art et communication marginale – Poste numérique et Tweets d’artistes ».

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References

Bibliographical reference

Hervé Fischer« La poste libertaire »Nouvelles de l’estampe, 239 | 2012, 89-91.

Electronic reference

Hervé Fischer« La poste libertaire »Nouvelles de l’estampe [Online], 239 | 2012, Online since 15 October 2019, connection on 22 November 2020URL: http://journals.openedition.org/estampe/1037 ; DOI : https://doi.org/10.4000/estampe.1037

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About the author

Hervé Fischer

Artiste-philosophe franco-canadien. Théoricien, fondateur de l’art sociologue

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Copyright

dimanche 8 novembre 2020

Pharmacie Fischer: vaccin contre le trumpisme


Pour nous protéger de 70 millions d'Américains, 
la Pharmacie Fischer offre gratuitement 
un vaccin démocratique contre le trumpisme.

vendredi 16 octobre 2020

L'artiste (en région) son rôle, ses enjeux, une correspondance, un témoignage



courriel :

Caroline Saint-Jacques

Rép : Manifeste

À : Fischer Hervé

__________________________

 

Bonjour, je viens d'apprendre un nouveau mot fantastique grâce à vous, périphérisme. La définition me touche.  En fait, oui difficile, car bien que je m'adonnais à la lecture (surtout en lien avec mes intérêts sur les enjeux environnementaux)... je ne suis pas à proprement dit un rat de bibliothèque. Je suis plus une rate d’atelier. Mais il faut ce qu'il faut !

La décision de faire une Maîtrise en développement régional pour l’artiste en région m’est venue parce que je me voyais devoir abandonner mon atelier pour toujours. C’est immensément difficile en région de vivre de son art, c’est difficile de faire des projets dans les écoles par exemple (les directions, les enseignants sont très irrespectueux, ils nous prennent pour des bouffons venant animer leurs groupes.) Avec mon conjoint, on a fait plusieurs grands projets de murales dans les écoles. Aussi, démarrer et garder en vie des organismes et des projets culturels relève du miracle; on est toujours dans les demandes de subventions en plus du mandat du projet lui-même. Sans parler du fait que, si on veut en tirer un salaire, il n’y a pas ou peu de lieu de diffusion, pas de marché donc il faut se déplacer, faire des demandes de subventions. Après de nombreux refus, je n’essaie plus. Je peins pour moi et basta, j’ai cessé de croire à cet idéal de voyage à travers le monde pour ma carrière. Devant les choix suivants : vivre sans créer ou créer sans vivre, j’ai décidé avec le brin de résilience qui me reste, d’allumer le feu de la scolarité. Ce problème trouverait peut-être une solution, une réponse dans un processus de maîtrise. Ou du moins, je pourrais créer un argumentaire pour convaincre quelques penseurs, quelques politiciens ou, qui sait, cette recherche sera un héritage pour les futurs artistes qui comme moi espèrent participer à changer le monde via leur pratique artistique. 

Car voilà pourquoi vous êtes un phare dans ma nuit, cette phrase que vous me chuchotez à l’oreille depuis 5 ans, alors que mon enseignante Danielle Boutet m’a invité à lire votre livre dans le cadre d’un programme cours en étude des pratiques artistiques : « Ce sont les artistes les plus lucides, les plus enclins à questionner notre société, les plus volontaires dans leurs refus, leurs contestations, leurs espoirs. Ce sont les artistes qui pensent le plus qui créeront l'art de demain. (...) L'exigence pour l'art est d'imager notre conscience, d'iconiser nos valeurs, nos références, le sens collectif que nous voulons donner à nos vies, les mythes selon lesquels nous exprimons nos espoirs et nos peurs. » (Hervé Fischer, L’avenir de l’art, 2010, chap. 10).

Je suis touchée d’être en train vous écrire aujourd’hui, car je vous ai beaucoup parlé, dans ma tête. Je vous ai tant de fois demandé de m’aider à garder le cap, quand c’était toff. Parce qu’en région c’est toff. Crissement toff de changer le monde par l’art. En fait tout le chapitre L’art changera le monde, me suit dans mes réflexions, mes espoirs, mes actions. Il faut chaque jour se motiver, se retrousser les manches et croire et croire encore qu’on a un dessein utile dans l’ordre des choses. Alors que tout nous faire croire qu’on n’a pas notre place dans ce monde. Alors que les structures remplies de gens bien payés à la semaine nous font croire qu’on n’a pas raison d’être. https://www.youtube.com/watch?v=t4wKQ-Ojyyo&t=2s 

Un ami, accordéoniste de Rimouski, Robin Servant, me disait l’année dernière : « Veux, veux pas, tu es ce que tu es, aussi ben ne pas nier sa nature. Faut juste trouver une façon pas trop souffrante, confortable si possible pour être ce que l’on est, alors que TOUT ou presque veut nous en empêcher. C’est un domaine où même quand ça va vraiment bien, c’est pas facile, c’est juste moins tough, faut être fait fort, courage ! »

Donc avant d’abandonner complètement je me suis posé des questions car, je peins pour changer le monde. Lors d’un colloque où mon intervention partait de votre citation, pour faire mon énoncé, j’expliquais que je peignais pour changer le monde, ou du moins, pour faire ma part dans ce tout ce qui va mal sur terre, pour faire quelque chose plutôt que de ne rien faire. Mon sujet de prédilection, à travers ma recherche artistique, est la préservation du patrimoine vivant. Mais comment changer le monde quand on est sans cesse freiné ? Quand on ne nous fait pas une place dans le monde pour être, créer, partager ? Comment faire sa propre place dans un monde où l’art…va si mal ? J’ai essayé et essayé, je n’ai pas encore trouvé une façon qui me permette de créer et vivre sereinement (Jjai 42 ans, 3 grands enfants sec. Cégep, université). 

Suite à une bonne centaine de questions du genre… je commence à trouver (quoique je sois dans le début de ma réflexion) et ça ira dans ce sens : « L’artiste en région, son rôle, ses enjeux. D’abord, j’avais une question du genre de celle-ci : « Le mandat des instances culturelles permet-il aux artistes d’avoir une carrière pérenne en région ? », mais on m’a dit qu’on sentait trop la réponse que je cherchais avoir. À suivre, je suis très novice dans cet univers de recherche, de citation, End Note et toutes ces choses…

Bref, je ne suis pas assez brève… mais merci de m’avoir écrit un petit mot, merci pour votre travail pour l’art. J’irai acheter votre nouveau livre, il est dans ma liste de lecture à faire…longue liste étant donné que je dois m'affairer à devenir une érudite dans un milieu qui n’était pas à priori le mien. Je suis en Développement régional à Rimouski, mais je sens que dans ma région il est temps qu’un artiste parle. 

Ma question se précise de jour en jour au fil de mes recherches, de mes lectures (aujourd'hui, Georges Crosz, peintre dadaïste berlinois, m'a inspiré avec cette citation : « C’est une erreur de croire que, lorsqu’un artiste peint des toupies, des cubes ou des enchevêtrements reflétant les tréfonds de son âme, il est alors un révolutionnaire. Vos pinceaux et vos plumes qui devraient être des armes ne sont en fait que des pailles vides. Sortez de vos ateliers, laissez-vous prendre par les idées des citoyens et aidez-les dans leur lutte contre cette société pourrie. » L’artiste joue divers rôles indéniables dans la société, dans sa communauté. Comme le liant dans une communauté, comme des drapeaux rouges hissés au portillon de nos âmes endormies, leur création met en relief l’identité d’un peuple, iconise nos valeurs et dénonce nos frasques. Comme des phares éclairant la voie navigable, des moteurs d’évolution pour nos sociétés, ils influencent et orientent les changements que nous devons amorcer pour la suite du monde. J'émets l'hypothèse que les artistes partout sur le territoire, ceux dont les racines profondes sont bien ancrées et implantées dans leurs milieux, participent et maintiennent vivant le patrimoine culturel et l’identité d’un village, d’une ville, d’une région.

En ce sens, le mandat des instances et des structures culturelles devrait permettre aux artistes d’avoir une carrière libre et pérenne en région. Une culture forte et bien implantée favorise l’évolution de la pensée critique d’une société. Mais l’artiste engagé, dont les évaluations de projets passent par une pléthore de filtres gouvernementaux, institutionnels, peut-il réellement croire en sa réelle liberté de création ? De surcroit, si dans une région, l'artiste prend position, adopte une posture engagée qui heurte certaines idées en place, sera-t-il financé ? En ce sens, je me questionne sur le rôle de l’artiste en région et sur ses enjeux. Mon image émerge d'une hypothèse, je réfléchie par l'image... si elle se transforme, je vous la partagerai. Sur ce, au plaisir et merci encore d'être et de changer le monde.

Art-Projets scolaires-Art/santé mentale et société

 

 

jeudi 15 octobre 2020

Une exposition exceptionnelle au Centre culturel canadien pour célébrer ses 50 ans!

 



Malgré toutes les difficultés liées à la pandémie, le Centre culturel canadien a relevé le défi de célébrer son cinquantenaire - pas moins, et je sais ce que cela veut dire, venant d'atteindre moi-même  l'âge vénérable de 79 ans - de monter une exposition mêlant des artistes canadiens confirmés, sélectionnés par la commissaire Catherine Bedard, et un ensemble de photos citoyennes de Français et de Canadiens ayant usé de leur smartphone pour se présenter les uns aux autres des images significatives de leurs pays. Une idée originale, très actuelle (art citoyen, une idée en résonance avec l'art sociologique que je pratique, et ce que Marie-Laure Desjardins, fondatrice de ArtsHebdoMédias, appelle le mobile art). Il est extrêmement intéressant d'explorer les convergences et différences de points de vue individuels, ainsi que géo-culturelles entre les citoyens des deux pays. Et, selon moi, qui ait dit depuis cinquante ans qu'il y a un artiste potentiel en chaque individu - ce qu'affirmait aussi Beuys -, je retrouve dans la créativité de ces images citoyennes, leurs stéréotypes, certes, mais aussi leurs originalités, telles qu'y incite la flexibilité des smart phones, toujours disponibles pour toute personne, en tout lieu et à tout moment pour capter un regard, une situation, une démonstration remarquable. Je suis moi-même fier d'être présent dans cette exposition comme citoyen sélectionné, ayant envoyé ma contribution photographique et non comme  artiste présélectionné.  

Bravo donc, Et c'est tellement dommage que l'exposition n'ait duré qu'un mois. Elle méritait beaucoup plus, en particulier avec les difficultés actuelles de déplacement. Heureusement, elle demeure accessible virtuellement. Espérons qu'elle circulera en France et aussi au Canada. Ce serait une sorte d'obligation logique. 






mercredi 14 octobre 2020

L'art change doit changer le monde

Aujourd'hui j'ai 79 ans et j'affirme:


 

mardi 6 octobre 2020

vendredi 2 octobre 2020

Paul Verlaine revisité

 

Hervé Fischer13 mai 2013 (publié dans Voir.ca)






Le web est par-dessus la Terre

Le web est, par-dessus la Terre
Si bleu, si vaste
Un lien, par-dessus la toile
S’étire là-bas.

Un tweet, comme un rond de fumée
Monte dans l’azur
Un blogue, comme une légère vapeur
Revient vers toi

Dis-moi ! Dis-moi quel algorithme
Pourra créer
Dans le flux des réseaux sociaux
Ta liberté ?

Et n’espères-tu rien d’ici-bas,
Cherchant sans cesse
Un bonheur numérique d’écran
Cathodique ?

(Paul Verlaine numérisé)

  

Hervé Fischer13 mai 2013 (publié dans Voir.ca)


 












Hervé Fischer13 mai 2013 (publié dans Voir.ca)

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A special stamp for today's planet


 

Scan your emails, posts and drops




 

mercredi 30 septembre 2020

Lily Woodruff "Disordering the Establishment"


Lily Woodruff publishes at Duke University Press a remarkable book on French artists of the 1960s-1970s who challenged the power and legitimacy of art institutions in questioning, subversive and alternative practices. She analyzes the work of the Groupe de recherche en art visuels - le GRAV, of Daniel Buren, André Cadéré and the Collectif d'art sociologique. She demonstrates an exceptional knowledge of the intellectual debates of the time, from Guy Debord (La société du spectacle et l'Internationale situationniste) to Jean-François Lyotard (La condition postmoderne) including Edgar Morin, Maoism, Wilhelm Flusser and so many other leading actors of the debates of this effervescent period. 

As far as the Collectif d'art sociologique is concerned, she analyses with great finesse the points of rapprochement and the divergences of the artists who constituted it, in relation to other artists of this period, notably from body art, as well as the analyses by the major art critics Pierre Restany, François Pluchart, Otto Hanh and Jean-Marc Poinsot. 

The challenge was, especially for an American art historian,  ambitious, the conflicts of ideas and people difficult to untangle and she takes it up in a limpid writing with a lot of finesse and objectivity. Being myself concerned, quoted and my work evoked and analysed, l give Lily Woodruff satisfaction for the attention she paid to my theoretical and artistic approaches and the accuracy of her words. 

A very original, striking, lucid, balanced and fair book, which depicts an important moment in the history of art and ideas in France when the rebellion of May 1968 broke out.





 

mercredi 23 septembre 2020

AMAZON ARCHIVE, a mail art project initiated by Ruggero Maggi

 



At 1979, after some travels to the South American Forest I planned an Archive dedicated to Amazon to highlight by some art projects (*) the systematic destruction perpetrated by landed proprietors with the connivance of the some governments to build the sadly “famous” trans-Amazonian highroads – real deep cuts on the forest's skin – and for a devastating plan of industrial agriculture which has “taken flash off” the forest. Forest which has not finished crying, has not ended to be sacrificed to favour also today the more wicked interests of unscrupulous persons.

After 40 years the AMAZON ARCHIVE invites you to send one or more works dedicated to this theme exclusively by post.

Intervene as you like, on one on more leaves picked on the ground
max size: 30x40 cms
free technique
deadline: December 31th 2020

The idea is to create an installation (a space/forest) with the help of the mail artist community.
The works will remain in the Amazon Archive
Online documentation and in the Juliet art-magazine.

Send to:
AMAZON
ARCHIVE OF ARTISTIC WORKS AND PROJECT
ABOUT THE AMAZONIC WORLD.
c/o RUGGERO MAGGI – C.SO SEMPIONE 67
20149 – MILANO – ITALY -

On the back of the work indicate your data and email address (data that you will send me also by email to maggiruggero@gmail.com)

Please spread this call to all your contacts ...
THE AMAZON MUST LIVE
THANKS and good job!

Keep in touch.
Ruggero

(*) 1979 “Amazon” at Spazio Sixtonotes, the first Mail Art exhibition in Milan
     1980 “Amazonic Trip” Universidad Catolica di Lima, the first exhibition of Mail Art in Perù
     1981 “Amazonic High Ways” XVI Biennale di San Paolo (Brazil)

dimanche 20 septembre 2020

Le coup de gong de la crise mondiale et la boussole


Notre seule boussole dans le chaos planétaire de la crise, et qui ne se trompe JAMAIS: l'éthique planétaire.
 

vendredi 18 septembre 2020

"Image... envoyée" au Centre culturel canadien de Paris, pour célébrer ses 50 ans d'activité

 le Centre culturel canadien vous ouvre ses portes pour la Nuit Blanche ! De 19h à 23h, venez visiter notre exposition Image... envoyée : une production exceptionnelle pour célébrer les 50 ans du CCC.


Au programme : 36 projets photographiques inédits d’artistes majeurs de la scène contemporaine canadienne ainsi qu’un volet citoyen regroupant 50 photographies envoyées par des citoyens et citoyennes du Canada et de France.

Né du confinement, ce projet propose le nouveau regard d’artistes professionnels comme amateurs, qui nous offrent une vision actuelle et personnelle de leur monde. Les artistes canadiens et canadiennes envoient vers la France un aperçu de leur univers, au Canada. L’exposition rend aussi hommage, par la réciprocité de sa composante citoyenne, à l’amitié Canada-France à travers des photographies prises par des citoyens et citoyennes de France pour le Canada, et par des citoyens et citoyennes du Canada pour la France.

Artistes invités : Jocelyne AlloucherieStephen AndrewsSara Angelucci, Ming Arcand & Denys Arcand, IAIN BAXTER& (the &man), Robert Bean, Dominique BlainMarie-Claire BlaisDianne Bos, Michel Campeau, Bertrand CarrièreMillie ChenSerge Clément, Robin Collyer, Louis Couturier & Jacky G. LafargueDonigan CummingStan DouglasPascal Grandmaison, Angela Grauerholz, Adad HannahIsabelle Hayeur, Geoffrey James, Mark Lewis, Jimmy Manning, Aude MoreauNadia Myre, Ian Paterson, Ed Pien, Michael Snow, Lisa Steele & Kim TomczakJana SterbakPublic Studio (Elle Flanders & Tamira Sawatzky)Adrian Stimson,Diana ThorneycroftMichèle WaquantJohannes Zits

Avec un projet spécial et pan canadien de Geoffrey James
Avec une composante citoyenne Canada-France réunissant 50 participants dont une contribution spéciale de l’artiste franco-canadien Hervé Fischer

Commissaire : Catherine Bédard






Pendant la pandémie de la Covid 19, dans mon atelier d'hiver au Québec, 
peindre ma main blanche, noire, verte avec la neige, le vent et le soleil, 
jusqu'à ce qu'elle prenne sa liberté au printemps et s'en aille avec le déconfinement:
j'ai créé l'émoticon de la solidarité humaine pour le SAMU social international