jeudi 20 février 2020

Sans titre 2



Sans titre 2, acrylique sur toile, 92x65 cm, 2020

Sans titre 1


Sans titre 1, acrylique sur toile, 92x65 cm, 2020

OUI




OUI, acrylique sur toile, 92x65 cm, 2020

NON



NON, acrylique sur toile, 92x65 cm, 2020

Liens




Liens, crayons à l'huile et acrylique sur toile, 92x73 cm, 23020

Le clic



Le clic, acrylique sur toile, 92x65 cm, 2020

Le ciel



Le ciel, acrylique sur toile, 92x65 cm, 2020

La victoire




La victoire, acrylique sur toile, 923x65 cm, 2020

La main à l'oeuvre




La main à l'oeuvre, crayon à l'huile sur toile, 130x97 cm, 2020

La douleur


La douleur, acrylique sur toile, 92x65 cm, 2020

La colère



La colère, acrylique sur toile, 92x65 cm, 2020



La chance, acrylique sur toile, 923x65 cm, 2020

L'orateur



L’orateur, acrylique sur toile, 92x65 cm, 2020


Ici- bas, acrylique sur toile, 92x65 cm, 2020

Hyperhumanisme



Hyperhumaniste, acrylique sur toile, 114x146 cm, 2020


Calligraphie digitale, crayons à l'huile sur toile, 89x130 cm, 2020

Depuis 40.000 ans



Depuis 40.000 ans, crayons à l'huile sur toile, 122x185 cm, 2019

Propos sur Denys 1er, Danton, la mort et la vie (paru dans Zone Occupée, décembre 2019)

propos 
d’hervé fischer après jean-pierre vidal 
Artiste-philosophe multimédia, Hervé Fisher est fondateur de l’art sociologique (1971). Biennale de Venise (76), de Sao Paolo (81), Documenta (82). Expositions personnelles dans plusieurs grands musées. Nouveau naturalisme, Tweet art, Fauvisme digital. 
www.hervefischer.net
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[ctrl] + humain 
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PAR HERVÉ FISCHER 
Je reprendrai les mots de Jean-Pierre Vidal à ma façon. Plutôt que de dramatiser comme André Malraux la « condition humaine », je préfère célébrer la « condition mortelle » qui nous définit, nous, êtres humains. Voilà ce que nous sommes : de « simples mortels », condamnés à mort en naissant. Une mort inévitable nous attend et nous soumet à cette anxiété existentielle dont parlait Kierkegaard. Le plus souvent, nous considérons donc la mort comme un échec tragique. Une artiste contemporaine fait même signer des pétitions contre la mort, jugée inacceptable. Je pense, au contraire, que c’est la mort qui confère à la vie sa puissance fabuleuse. C’est la mort qui scelle le sens de la vie de chacun comme de toute l’aventure humaine. C’est la volonté que nous lui opposons qui fonde la vie, qui fonde l’odyssée humaine. Au moment où je mourrai, si j’ai le temps de faire le bilan de ma vie, aussi ordinaire et inégale qu’elle aura pu être, je penserai que c’est la mort qui va inscrire la pérennité éventuelle de ma survie. C’est par sa vie que l’on vainc la mort. À la différence de la conscience immédiate que mes chats ou mes perroquets peuvent avoir de leur existence, je sais que c’est la mort qui nous oblige à célébrer la vie et dépasser notre statut de mortel. Elle nous oblige à espérer individuellement une survie dans la mémoire collective et au-delà de soi-même, solidairement, le progrès de l’humanité. 
Danton, dans ce discours dont Denys Tremblay s’est inspiré, démontre une sagesse exceptionnelle de la vie, de la mort, et malgré ses errements tragiques du moment, une interprétation visionnaire de la Révolution française. Nous sommes dans un moment chaotique et monstrueux de l’Histoire. La mort s’est emparée des esprits, dans une tyrannie impitoyable. Et pourtant, Danton, alors qu’il
sait que la mort l’attend, au lieu de tenter de sauver sa tête, a été capable d’exprimer par-delà cet extrémisme, cette souffrance personnelle et collective, un espoir fabuleux pour l’avenir de l’humanité. Il croit que cette révolution et son cortège de milliers de morts absurdes vont finalement changer l’humanité
pour le meilleur et pour toujours. Dans une envolée oratoire que seule une tension
 extrême entre la vie et la mort peut engendrer, que seule la conscience de notre condition mortelle peut justifier, il fait jaillir de la tragédie le mythe fondateur de la Révolution. Quel vitalisme! Quelle fabulation! Quel homme! La mythanalyse que je construis postule que dès le stade utérin, toute notre vie et jusqu’à la mort, nous fabulons notre rapport au monde et à la société et même à nous-mêmes. Nous le fabulons dans des œuvres d’art, par la musique, par des philosophies, par des théories scientifiques, des constitutions. Nous n’avons pas d’autre possibilité que d’imaginer le monde dont nous ne savons pas ce qu’il est, l’avenir, dont nous ne savons pas ce qu’il sera. Voilà la fabulation de notre condition mortelle. Le Roy Denys 1er l’a compris, quand il invente le really made. Il est un grand fabulateur. Un grand artiste. 

mercredi 19 février 2020

En bleu et contre tout

En bleu et contre tout vers l'hyperhumanisme, spray sur bâche polyester, 
171x232cm, 2020

mardi 18 février 2020

ROJO


Rojo, spray sur bâche polyester, 280x226cm, 2019

La rencontre







Dans mon atelier d'hiver, en partage avec la neige, janvier 2020


La rencontre, spray sur toile libre, 176x230cm, 2020

La foule



La foule, spray sur toile libre, 144x230cm, 2020

Hommage à Matisse en noir


Hommage à Matisse en noir, spray sur toile libre, 140x230cm, 2020

RED


Red, spray sur bâche polyester, 171x218cm, 2019

la violence sociale, série Rojo, Rouge, Rot, Red.

Rouge


Rouge, spray sur bâche polyester, 176x226, 2019

la violence sociale, série Rojo, Rouge, Rot, Red.

Vers l'hyperhumanisme


Vers l’hyperhumanisme 2, spray sur toile libre, 142x230cm, 2020

Hyperhumanisme



L'âge hyperhumaniste, acrylique sur toile, 146x114 , 2020      

lundi 10 février 2020

un article de Uwe Marcus Magnus Rykov, 2017


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·       HERVÉ FISCHER ET L’ART SOCIOLOGIQUE
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·       HERVÉ FISCHER ET L’ART SOCIOLOGIQUE

GALERIE DU MUSÉE, NIVEAU 4
Du 15 juin au 11 septembre 2017, le Centre Pompidou consacre une exposition personnelle à Hervé Fischer en présentant les divers aspects de son activité depuis les œuvres autour de la notion d’art sociologique, réalisées au début des années 1970, jusqu’aux grandes toiles  récentes, fruits d’une réflexion économique, philosophique et éthique sur notre société.
Auteur de nombreux ouvrages théoriques sur l’art sociologique et numérique, Hervé Fischer a adopté une démarche liant art et philosophie, avec un regard constant sur l’actualité socio-économique et sur les nouvelles technologies. Né à Bourg-la-Reine en 1941, ancien élève de l’École normale supérieure, il a enseigné pendant des années la sociologie de la culture et de la communication à l’université de la Sorbonne, tout en menant sa carrière d’artiste multimédia.
Dès les années 1970, il manifeste son adhésion à la volonté de révolte contre la tradition et la culture élitaire, qui anime le milieu de l’art. Il entreprend le « décrassage culturel » avec un corpus d’œuvres et d’actions autour de l’Hygiène de l’art et il détruit ses propres œuvres, en partageant ce geste, au sein d’une démarche collective, avec d’autres artistes par un appel postal à la déchirure. Hervé Fischer inscrit cette réflexion dans le cadre d’un art dit « sociologique
» dont il est l’un des initiateurs majeurs. Il mène des projets participatifs en Europe et en
Amérique latine.
Dans les années 1980, il s’installe au Québec où il se consacre plus particulièrement aux arts numériques. Depuis 1999, il est retourné à la peinture pour explorer les imaginaires sociaux et les mythes contemporains qui habitent nos imaginaires individuels. Son œuvre continue d’affirmer « l’urgence d’une communication active ». À ce titre, une salle est consacrée à une démarche interactive avec le public à partir de smartphones, autour du hashtag #conscienceaugmentee.
2. L’EXPOSITION
UN PARCOURS EN 3 VOLETS
L’exposition et le catalogue, sous la direction de Sophie Duplaix, conservatrice en chef des collections contemporaines, Musée national d’art moderne, retracent le parcours d’Hervé Fischer depuis les années 1970 jusqu’à aujourd’hui. Le corpus d’œuvres témoigne du rôle engagé de l’art dans la société, que l’artiste a incarné de façon exemplaire et qui a nourri de nouvelles sensibilités sociologiques dans les pratiques de ses contemporains et des plus jeunes générations d’artistes. À travers un choix de pièces réalisées entre 1971 et 2017, le public est invité à découvrir tout l’œuvre d’Hervé Fischer, en trois séquences.
ART ET SOCIÉTÉ
L’exposition s’ouvre sur les œuvres produites entre 1971 et 1983 par lesquelles l’artiste questionne le fonctionnement idéologique de l’art, les rapports entre art et société, d’abord avec la déchirure des œuvres d’art, les peintures essuie-mains (hygiène de la peinture) puis par les prescriptions de la
Pharmacie Fischer, les cartes d’identité du Bureau d’identité utopique qui introduisent les interventions publiques dans des grandes villes et villages en Europe et en Amérique du Nord et du Sud.
L’artiste, en explorant les clivages culturels et politiques, met en place un matériel de communication en milieu social réel permettant une expression très libre et renouvelée selon le contexte. Les pilules, les tampons, les bannières, les pages des quotidiens mais aussi les panneaux de signalisation caractérisent son vocabulaire de l’époque. Cette signalisation jalonne l’exposition en rappelant les interdits, les obligations, les orientations qui nous régissent.
Une documentation, pour partie inédite, est consacrée à l’école sociologique interrogative, lieu alternatif initié par l’artiste et le collectif d’art sociologique, fondé en 1974.
UTOPIES NUMÉRIQUES
La deuxième séquence témoigne d’une rupture à laquelle l’artiste est confronté suite à ces expériences d’art sociologique engagées et extrêmes. Il met fin à ces pratiques au milieu des années 1980 et plonge dans les technologies numériques qui ouvraient sur de nouvelles et prometteuses utopies.
Cette décision coïncide avec son émigration au Québec. C’est seulement en 1999 qu’il reprend une pratique artistique en peignant les langages binaires puis des codes-barres numériques. Il peint les icones du monde économique et financier tout en questionnant les mythes et les imaginaires sociaux
du monde actuel (mythanalyse).
Le flux chaotique des structures numériques de notre quotidien liées à notre société d’information et de consommation remplit ce deuxième espace : code-barres, diagrammes dramatiques du monde financier, imagerie scientifique, notamment dans le domaine écologique, chiffres du marché de l’art.
Hervé Fischer adopte les gammes chromatiques saturées de la nouvelle nature numérique dans une série d’œuvres appelée « fauvisme digital » avec lesquelles se termine cette partie de l’exposition où l’artiste dessine ce nouvel âge numérique, théorisé dans ses nombreux essais. Ses pratiques artistiques sont d’ailleurs en étroite relation avec son travail théorique.



vendredi 7 février 2020

Hommage en noir à Matisse, atelier d'hiver en partage avec la neige





Hommage à Matisse, toile libre, 176x230cm, 2020

Rencontre, atelier d'hiver en partage avec la neige



Rencontre, toile libre, 140x230cm, 2020

La foule, atelier d'hiver en partage avec la neige



La foule, préparation, toile libre, 144x230cm, 2020




Vers l'hyperhumanisme, atelier d'hiver, en partage avec la neige

         
                   
                        Vers l'hyperhumanisme 2, toile libre, 142x230cm, 2020

La foule dans la forêt



                 La foule, toile libre, 142x230cm, dans mon atelier d'hiver, 
                 en partage avec la neige. 2020

mardi 4 février 2020

"Voyages,voyages", exposition au MUCEM, On Kawara Hervé Fischer, cartes postales







52 postcards from On Kawara to Hervé Fischer, November - December 1972

Exposées au MUCEM, Marseille, 2019-2020